🇫🇷 La justice confirme la légitime défense pour les 2 policiers qui avaient abattu un homme au Havre.

par Y.C.
Illustration. (DR)

Deux policiers avaient ouvert le feu sur un homme qui venait de poignarder un passant à 22 reprises, au Havre (Seine-Maritime), en 2014.

L’affaire s’était déroulée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2014 dans un quartier sensible du nord du Havre. L’agresseur, Abdoulaye Camara, âgé de 30 ans, était « en état de démence meurtrière » selon la police. Il avait poignardé 22 fois un passant avant de proférer des menaces envers les deux policiers de la brigade canine. Les deux fonctionnaires l’avaient abattu de dix balles.

Peu avant les faits, le suspect avait saccagé son appartement et s’était blessé en brisant des vitres. Il avait ensuite menacé des jeunes filles, qui avaient alors fait appel aux secours.

La justice a prononcé un non-lieu pour les deux policiers, qui avaient été placés sous le statut de témoins assistés.

La famille a fait appel

« Après quatre années d’instruction, le magistrat a retenu la thèse de la légitime défense en prenant une ordonnance de non-lieu à l’encontre des deux fonctionnaires de police », a indiqué François Gosselin, procureur de la République du Havre.

Une décision qui ne satisfait pas l’avocat de la famille. « Les termes de cette ordonnance ne nous satisfont pas et j’ai formé un appel devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rouen », a expliqué Me Guillaume Routel, avocat de la famille d’Abdoulaye Camara.

L’IGPN avait déjà conclu à la légitime défense

« Nous contestons que les conditions de la légitime défense aient été réunies. On aurait pu l’interpeller avec d’autres moyens, notamment avec un taser ou le chien de la brigade canine présent le soir du drame » a ajouté l’avocat.

L’inspection générale de la police nationale (IGPN) avait conclu elle aussi à la légitime défense, dans son rapport de compte rendu daté de 2015.

Actu17.