La justice libanaise interdit à Carlos Ghosn de quitter le territoire


Carlos Ghosn le 29 septembre 2016 à Paris. (Frederic Legrand - COMEO/Shutterstock)

Carlos Ghosn a été entendu par les enquêteurs libanais ce jeudi. La justice libanaise a interdit l’ancien PDG de Renault-Nissan de quitter le pays.


Carlos Ghosn s’est exprimé dans une longue conférence de presse ce mercredi à Beyrouth. Ce jeudi matin, l’ex-PDG de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a été entendu par le parquet libanais, afin de répondre à deux points : un voyage très décrié en Israël et ses poursuites judiciaires au Japon.

Son audition qui portait également sur la notice rouge d’Interpol dont il fait l’objet, a duré moins d’une heure indique Le Figaro. Le dossier a été renvoyé au procureur qui va décidé des suites à tenir.

La justice libanaise a interdit Carlos Ghosn de quitter le pays. Le parquet général a également « demandé son dossier » judiciaire auprès des autorités japonnaises.

Le Japon insiste auprès du Liban afin de récupérer l’ex-PDG De Renault-Nissan, d’où il s’est échappé de façon rocambolesque à la fin du mois de décembre. Le Liban n’a pas d’accord d’extradition avec l’Archipel et devrait donc pouvoir y rester. Carlos Ghosn a remercié le Liban de l’avoir accueilli lors de sa conférence de presse ce mercredi, disant faire confiance à la justice du pays.


Un voyage en Israël, un « pays ennemi »

Les enquêteurs libanais ont également interrogé Carlos Ghosn au sujet d’un voyage en Israël qu’il avait fait alors qu’il était toujours président de Renault-Nissan, en 2009, dans le cadre d’un partenariat pour le lancement d’une voiture électrique. Le Liban est toujours techniquement en état de guerre avec son voisin israélien et ses ressortissants ne sont logiquement pas en mesure de se rendre dans ce pays.

Un point sur lequel Carlos Ghosn s’est exprimé ce mercredi, présentant ses excuses aux libanais puis expliquant qu’il s’était rendu en Israël en tant que PDG de Renault et « en tant que Français » dont il possède la nationalité.