La police diffuse un nouveau portrait-robot pour retrouver le «prédateur des bois», un mystérieux violeur en série


La police a lancé un nouvel appel à témoins pour retrouver le "prédateur des bois".

La police judiciaire a diffusé ce mardi un nouveau portrait-robot d’un violeur en série surnommé le « prédateur des bois ». L’agresseur a sévi entre 1998 et 2008 en Charente-Maritime et en région parisienne.

Il est soupçonné d’avoir violé cinq jeunes filles âgées de 15 à 18 ans, entre 1998 et 2008. Plus de 20 ans après le premier crime, la police judiciaire n’a pas renoncé à retrouver l’auteur de ces viols en série. Un nouvel appel à témoins a été diffusé sur les réseaux sociaux ce mardi en fin de journée.

Cette fois, les enquêteurs ont diffusé deux portraits-robots. Le suspect est décrit sur cet appel à témoins comme ayant environ 60 ans. Il est de type européen, mesure entre 1m80 et 1m90 et porte désormais les cheveux grisonnants. Son visage, émacié, est marqué par des rides au niveau du front et des lèvres. Son regard est décrit comme « acier ».

Son ADN a été retrouvé sur les cinq jeunes filles. A chaque fois, il les a enlevées en les forçant à monter dans ses différentes voitures avant de les agresser sexuellement dans des bois situés à proximité. Le premier viol s’est produit à Ballon (Charente-Maritime), les autres en Île-de-France : à Verrières-le-Buisson (Essonne), à Antony (Hauts-de-Seine), à Loges-en-Josas (Yvelines), ainsi que dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Enlevée à Paris sous la menace d’un couteau

Le suspect portait une boucle d’oreille à gauche en 2008, lors de sa dernière agression. Les faits s’étaient déroulés le 8 juin de cette même année. Une adolescente de 16 ans avait été enlevée dans le hall d’un immeuble situé rue Nationale dans le XIIIe arrondissement de la capitale. Il l’avait alors forcée à monter dans sa voiture, une Renault Clio, la menaçant avec un couteau.

L’agresseur avait ensuite emmené sa jeune victime dans la forêt des Grands-Avaux, à Champcueil (Essonne). C’est là qu’il l’avait violée avant de prendre la fuite, l’abandonnant sur place.

Des images de vidéosurveillances diffusées en 2011

Les enquêteurs avaient diffusé en décembre 2011 des images issues des vidéosurveillances du hall de l’immeuble où l’adolescente avait été enlevée (voir ci-dessous). Ce premier appel à témoins était déjà accompagné d’un portrait-robot (celui du haut diffusé dans l’appel à témoin d’aujourd’hui, ndlr). Les policiers ont choisi de diffuser ce second portrait-robot ce mardi, puisqu’il a été réalisé avec un logiciel plus récent et plus performant.

L’auteur des faits est-il toujours en vie ?

L’appel à témoins est diffusé alors que l’enquête reste complexe. « Il y a encore beaucoup d’investigations à mener sur les vidéosurveillances » a confié une source proche de l’enquête au journal Le Parisien. L’agresseur a été filmé par les vidéosurveillances de la ville en 2008 lors de son dernier passage à l’acte. « L’énigme vient du fait qu’il n’a pas de signe distinctif ni de mode opératoire très particulier » a précisé cette même source.

Les victimes ont estimé que leur agresseur était âgé d’une cinquantaine d’années au moment des faits. Les enquêteurs n’excluent pas la possibilité selon laquelle l’auteur des faits serait depuis décédé.

Ce dernier était à chaque fois sûr de lui et parlait de façon laconique. « Fais pas la conne, sinon je te plante » avait-il notamment déclaré à l’une des jeunes filles.

Si vous disposez d’informations permettant d’aider les policiers, contactez le groupe d’investigations et de coordination sur les crimes en série (GICCS) et l’Office central pour la répression des violences aux personnes au :

0800.35.83.35 ou par e-mail [email protected]