La scolarité des gardiens de la paix va repasser de 8 à 12 mois a annoncé Gérald Darmanin

Gérald Darmanin le 11 septembre 2020 à Vélizy. (photo Frederic Legrand/Comeo/shutterstock)

La scolarité des gardiens de la paix va repasser à 12 mois a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Elle avait été réduite à 8 mois il y a près d’un an.

« Mes prédécesseurs avaient raccourci la formation initiale. C’était une erreur », a estimé Gérald Darmanin dans « L’Œil du 20 heures » de France 2 ce jeudi. La scolarité des élèves gardiens de la paix va revenir à 12 mois.

« Cette année, ce sera la dernière fois que nous connaîtrons cette formation rapetissée et dès l’année prochaine, nous allons réaugmenter de quatre mois la formation initiale, donc tous les gardiens de la paix auront un an de formation », a annoncé le ministre. Une mesure qui était réclamée par les syndicats de police. La première promotion de gardien de la paix de 2022 effectuera 12 mois à l’école de police.

En juin 2020, la formation avait été réduite à 8 mois, suivis de 16 mois de stage en commissariat (contre 12 mois précédemment, ndlr). « Ce n’était pas une bonne mesure », avait déclaré Gérald Darmanin, évoquant une « erreur fondamentale », fin novembre, à l’Assemblée nationale.

La « grille de sanction » supprimée

En outre, Gérald Darmanin a indiqué que la « grille de sanction » qui permettaient de sanctionner les élèves policiers durant la scolarité, en le retirant des points, allait être supprimée. « Quand une faute grave est commise à l’école, elle ne doit pas être sanctionnée par une perte de points qu’on peut récupérer ailleurs. L’élève doit être simplement exclu de la formation », a appuyé l’entourage du ministre, cité par Le Parisien.

Fin décembre, plusieurs formateurs et membres du jury des gardiens de la paix avaient alerté sur le niveau des recrues. « Il y a encore cinq ou six ans, on n’aurait pas pris en dessous de 9/20, depuis deux ans on descend à 7 ou 8/20 », avait lâché l’un d’entre eux. Un candidat sur cinq a été reçu en 2020, contre un sur 50 en 2012.