🇫🇷 L’Agence de sécurité sanitaire demande l’arrêt des cabines de bronzage et évoque un risque de cancer «avéré».

par Y.C.

Les cabines de bronzage représentent un grave danger pour la santé indique ce mercredi l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). L’agence demande en effet « aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels » devant le risque de cancer « avéré ».

« On recommande l’arrêt de l’activité liée au bronzage artificiel, et aussi l’arrêt de la vente d’appareils délivrant des UV à visée esthétique, notamment aux particuliers », a expliqué Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques aux agents physiques à l’Anses.

En France, les cabines émettent principalement des UVA. « Aucune valeur limite d’irradiance ou de dose ne peut être fixée pour protéger les utilisateurs », révèle l’Anses. Les cabines de bronzage sont des lieux d’exposition à des sources intenses d’UV, beaucoup plus riches en UVA que la lumière naturelle.

Un risque de cancer avéré

« Les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant l’âge de 35 ans augmentent de 59% le risque de développer un mélanome cutané », alerte l’Anses.

Le mélanome est le cancer de la peau le plus grave du fait de sa capacité à se propager rapidement à d’autres parties du corps.

Les mélanomes cutanés, première cause de mortalité chez les moins de 35 ans

Selon le rapport, en France, 43% des mélanomes chez les jeunes peuvent être attribués à une utilisation de ces cabines avant l’âge de 30 ans. Les mélanomes cutanés représentent l’une des premières causes de mortalité chez les moins de 35 ans dans l’Hexagone.

Les UV artificiels provoquent également un vieillissement de la peau.

« On ne peut plus attendre »

En 2014 dans un précédent avis, l’Anses recommandait « la cessation à terme de tout usage commercial du bronzage par UV artificiels ».

« On ne peut plus attendre », souligne Olivier Merckel. « Les données scientifiques s’accumulent, il n’y a plus de doute, on a des preuves solides, le risque de cancer est avéré, on a des données chiffrées sur les risques pour les jeunes, pour toute la population, maintenant on recommande une action des pouvoirs publics. »

Actu17.