🇫🇷 L’agresseur de Marie Laguerre condamné à un an de prison dont 6 mois avec sursis.

par Y.C.
Capture écran Facebook.

L’homme qui avait frappé une étudiante de 22 ans en plein visage a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris ce jeudi.

L’agresseur a été jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel de Paris pour « violence avec usage ou menace d’une arme » et a écopé d’un an de prison dont six mois avec sursis, mais aussi de trois ans de mise à l’épreuve.

L’homme jugé coupable devra également suivre un stage de sensibilisation aux violence faites aux femmes et verser 2000 euros de dommages-intérêts à la victime. Il a également interdiction de rentrer en contact avec la victime, obligation de suivre des soins psychologiques et de trouver du travail.

L’affaire était devenue un symbole de la violence et du harcèlement fait aux femmes. La vidéosurveillance montrant la violente agression avait été diffusée sur Facebook par la victime elle-même. Marie Laguerre rentrait chez elle le 25 juillet dernier, dans le XIXème arrondissement lorsqu’elle a croisé la route de cet homme qui lui a adressé des « bruits, commentaires, sifflements, coups de langue sales, de manière humiliante et provocante », comme elle l’a raconté sur Facebook.

La victime lui a répondu « ta gueule ». L’agresseur a alors saisi un cendrier qui se trouvait sur l’une des tables d’un bar et l’a lancé en direction de Marie Laguerre. Il s’est ensuite approché de la victime et lui a porté un violent coup au visage avant de prendre la fuite.

La qualification de « harcèlement sexuel » n’a pas été retenue

L’auteur avait été interpellé le 27 août dernier après le travail d’identification des enquêteurs, et placé en garde à vue. Ce dernier, Firas M., avait fait l’objet d’une expertise psychologique, l’audience du 30 août avait été repoussée au 4 octobre pour cette raison.

Selon Noémie Saidi-Cottier, l’avocate de Marie Laguerre citée par Libération, la qualification de « harcèlement sexuel », retenue au moment de l’enquête, a finalement été abandonnée par le parquet.

Déjà condamné à 8 reprises

Firas M. venait d’être hospitalisé trois semaines en service psychiatrique au moment de l’agression selon plusieurs médias. Un placement en psychiatrie ordonné après avoir été arrêté alors qu’il lancé des cailloux sur une voiture près des Champs-Élysées. L’homme tenait à ce moment là des propos incohérents.

Né en Tunisie, Firas M. est arrivé à l’âge de 8 ans en France avec sa mère. Ce dernier était déjà connu de la police et de la justice puisqu’il avait déjà été condamné à 8 reprises, notamment pour vol, proxénétisme et violences a rapporté Europe 1.

Actu17.