Landes : 3 gendarmes de Mimizan condamnés à de la prison avec sursis


Illustration. (Shutterstock)

Les militaires étaient poursuivis pour des faits commis entre 2017 et 2019.

Le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan dans les Landes a condamné trois gendarmes, ce mardi, a des peines de prison avec sursis allant de deux à trois mois. La justice leur reprochait notamment des faits de violences, de détention de produits stupéfiants, de faux en écriture ou d’escroquerie.

Tout est parti du signalement d’un gendarme

C’est un gendarme qui a fait un signalement, dénonçant des dysfonctionnements au sein de la brigade. Lors de l’audience, le président a expliqué que ce gendarme était alors « amer » à la suite d’un refus de mutation qu’il s’était vu notifier quelques jours plus tôt. Au sujet de l’enquête administrative qui a été menée, « la majeure partie des faits reprochés n’est pas établie. Il n’y a pas d’intention personnelle blâmable », a-t-il ajouté, rapporte Le Parisien.

De la prison avec sursis

Le tribunal a condamné l’ancien commandant de brigade, aujourd’hui à la retraite, pour trois des dix-sept infractions pour lesquelles il était poursuivi. Il a été sanctionné de trois mois de prison avec sursis pour une escroquerie à l’assurance d’un montant de 210 euros, pour des faux en écriture de procès-verbaux d’alcoolémie d’un « indic » afin de les faire basculer de délit à contravention, et enfin, pour le fait d’avoir versé de l’alcool à brûler dans la gourde d’un homme habitué de la cellule de dégrisement de la brigade.

Ses deux adjoints ont écopé de deux mois de prison avec sursis. Le premier, aujourd’hui retraité, pour violation du secret professionnel et pour la commission de violences sur un homme dans les locaux de la brigade. Le second, muté depuis les faits, pour des faux en écriture publique. Il avait signé des procès-verbaux de constatations alors qu’il n’était pas sur place.