Landes : Une femme accusée d’avoir voulu assassiner ses deux petits-enfants et son compagnon


Illustration. (Adobe Stock)

Une femme de 59 ans est accusée d’avoir tenté de tuer ses deux petits-enfants et son compagnon dans les Landes. Elle aurait mis le feu à la maison après avoir drogué les victimes. La mise en cause, qui n’a pas reconnu les faits, a été écrouée.

Les secours ont été prévenus par une société de surveillance et sont arrivés juste à temps. Mais le pire a été évité de peu. Dans la nuit du 14 au 15 avril, à Habas (Landes), les sapeurs-pompiers ont été alertés pour un incendie dans une maison raconte France 3. Quatre personnes se trouvaient dans l’habitation : deux enfants de 10 et 12 ans, une femme de 59 ans et son compagnon handicapé, âgé de 65 ans.

Cette femme qui est la grand-mère des enfants, ainsi que son compagnon, qui n’est pas le grand-père, reçoivent régulièrement les deux enfants qui habitent dans les Pyrénées-Atlantiques.

Les pompiers ont pénétré dans le logement et ont trouvé le sexagénaire allongé dans la cuisine. Les quatre victimes se trouvaient dans un état de somnolence. Elles avaient déjà été sévèrement intoxiquées par les fumées. Prises en charge, elles ont été transportées en urgence à l’hôpital à Bordeaux. Les soldats du feu ont mis plusieurs heures pour éteindre l’incendie.

Plusieurs départs de feu

Une enquête a été ouverte et les premiers éléments ont orienté les investigations vers un acte prémédité de la grand-mère a expliqué le procureur de la République de Mont-de-Marsan, Olivier Janson. Plusieurs départs de feu ont été constatés dans la maison. Cette femme de 59 ans est également accusée d’avoir drogué les trois victimes, ses deux petits-enfants et son compagnon – un ancien mécanicien amputé d’une jambe à la suite d’un grave accident professionnel – avant d’incendier la maison.

Les analyses toxicologiques ont montré que les victimes avaient du benzodiazépine dans le sang. Une molécule présente dans les somnifères.

La suspecte a été placée en garde à vue ce lundi. Cette dernière a livré « des explications extrêmement floues », a indiqué le magistrat. Elle affirme n’avoir « aucun souvenir » de ce qui s’est passé a précisé son avocate, Me Lucie Chimits, interrogée par nos confrères.

Un détecteur de fumée

Les victimes ont eu la vie sauve grâce au détecteur de fumée installé dans la maison. La société de surveillance a reçu l’alerte et a tenté de joindre le compagnon dans un premier temps, qui n’a pas répondu. Elle s’est ensuite tournée vers l’une des filles du retraité, qui habite à proximité. Cette dernière s’est rendue sur place avec son mari, et a donné l’alerte. L’habitation était entièrement fermée, des portes jusqu’aux volets.

La mise en cause a été déférée au terme de sa garde à vue puis a été placée en détention provisoire à Pau.