Le Blanc-Mesnil : Arrêté avec un fusil chargé et un sabre, il nie avoir voulu attaquer l’église


L'agresseur a été maîtrisé par plusieurs témoins avant l'arrivée de la police. (capture écran vidéo/DR)

L’homme âgé de 32 ans, armé d’un fusil et d’un sabre, interpellé au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) ce dimanche matin, nie avoir voulu attaquer une église. Il sera jugé ce jeudi.

L’acte d’Adrien S., 32 ans, reste encore mystérieux. Le trentenaire habitant à Villemomble sera jugé ce jeudi au tribunal de Bobigny dans le cadre d’une comparution immédiate pour violences volontaires avec arme, menaces avec arme, détention, port et transport d’arme, écrit Le Parisien.

Cet homme a été arrêté et maîtrisé vers 7 heures du matin ce dimanche par plusieurs personnes qu’il venait de menacer. Adrien S. a en fait passé la nuit caché dans un buisson, habillé en treillis avec un masque de paintball, et armé d’un sabre ainsi que d’un fusil semi-automatique chargé. Il avait avec lui deux chargeurs contenant une trentaine de cartouches et se trouvait à proximité d’une salle des fêtes où se déroulait un anniversaire.

Peu avant d’être neutralisé, l’agresseur qui s’en était déjà pris à des convives quittant la salle au cours de la nuit, a menacé le portier. Il s’est ensuite dirigé vers l’église Charisma située à proximité, où l’office allait débuter, tout en hurlant « Allah Akbar ». Les premières familles étaient en train d’arriver.

Face à cette situation, le portier a volontairement percuté cet homme habillé comme un militaire, avec sa voiture. L’agresseur se déplaçait « sur une sorte d’hoverboard » ont précisé des témoins, ajoutant qu’ils craignaient que cet homme commette un attentat. Il venait d’ailleurs de sortir son fusil lorsqu’il a été stoppé. Les policiers sont ensuite arrivés et l’ont interpellé.


Il évoque « une altercation avec des membres de la communauté albanaise »

Lors de son placement en garde à vue, les fonctionnaires ont constaté qu’il présentait un taux de 0,96 mg d’alcool par litre d’air expiré. Face aux enquêteurs, le mis en cause aurait expliqué qu’il avait eu « une altercation avec des membres de la communauté albanaise dans un bar », durant la soirée.

Les participants à cette fête d’anniversaire n’appartenaient pas à cette communauté. Et concernant les fidèles de l’église, ils sont davantage Antillais ou d’origine africaine souligne le quotidien francilien.

Le trentenaire a également nié avoir voulu attaquer cette église. Selon une source proche du dossier citée par nos confrères, la version du mis en cause « ne tient pas debout ». Cette dernière écarte néanmoins la thèse d’un acte terroriste. Adrien S. aura de nombreuses réponses à apporter au tribunal correctionnel de Bobigny ce jeudi.