Le Français Karim Ouali, soupçonné d’avoir tué son collègue à coups de hache, repéré à Hong Kong


Karim Ouali est un meurtrier présumé, en cavale depuis 2011. (Europol)

L’homme, ancien contrôleur aérien, est soupçonné d’avoir tué son supérieur hiérarchique Jean Meyer, en avril 2011, dans l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse (Haut-Rhin).

En cavale depuis huit ans, il fait partie des fugitifs les plus recherchés par Europol. Karim Ouali a été formellement identifié à Hong Kong (Chine) par les enquêteurs de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF), révèle France Info.

Délire de persécution

Atteint d’un délire de persécution, le meurtrier présumé au profil atypique – il est diplômé de l’Ecole nationale de l’aviation civile – a tué son supérieur hiérarchique à coups de hache artisanale. Il avait ensuite disparu, et s’était alors lancé dans une cavale savamment orchestrée.

Karim Ouali, qui exerçait comme contrôleur aérien à l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse, avait été placé en arrêt maladie peu après sa prise de poste à cause de ses problèmes psychologiques.

Plusieurs années de cavale

Sa fuite avait été minutieusement préparée. L’homme, alors âgé de 35 ans, avait retiré 25 000 euros en espèces. Il avait aussi loué plusieurs voitures dont une sous un autre nom pour semer ses poursuivants, relate 20 minutes. Les enquêteurs avaient retrouvé une arme blanche ensanglantée dans le dernier véhicule qu’il avait utilisé. Le sang était bien celui de la victime d’après les analyses effectuées.


Il avait acquis un téléphone portable qu’il avait ensuite expédié chez un habitant Suisse qu’il ne connaissait pas. La boîte du téléphone avait été retrouvée chez le fugitif, sur une table. Une manoeuvre destinée à brouiller les pistes des enquêteurs pour gagner du temps dans sa fuite.

Arrêté à Hong Kong, puis relâché

Le meurtrier présumé est aujourd’hui toujours activement recherché par la justice française et Europol. L’enquête a démontré qu’il a séjourné plusieurs années à Hong Kong et pourrait encore s’y trouver.

Les autorités locales l’ont d’ailleurs interpellé et incarcéré pour quelques semaines dans la cité Etat pour possession de faux-document. Selon France Info, il aurait ensuite été relâché. Ce n’est qu’en 2018 que les autorités françaises auraient été averties de la présence de Karim Ouali à Hong Kong.