Le gaz hilarant, une drogue de plus en plus consommée en France.


Des cartouches de protoxyde d’azote. (Shutterstock)

L’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) vient de publier un nouveau rapport.

Le gaz hilarant est une drogue particulièrement prisée des étudiants. Sous son nom savant, protoxyde d’azote, on le retrouve dans le champ médical pour des anesthésies légères, ou comme pressurisateur pour des produits alimentaires (par exemple dans les bombes de chantilly, ndlr). Il est conditionné dans des petites cartouches métalliques sous pression.

1 ou 2 € l’unité

Il n’est plus rare de trouver ces cartouches, qui jonchent le sol de grandes villes comme Lille ou Montpellier. Le gaz hilarant était au départ utilisé de manière festive, principalement dans des soirées étudiantes de médecine. Le consommateur vide en général le contenu de la cartouche dans un ballon de baudruche avant de le respirer.

Très peu cher – un ou deux euros la bonbonne, le proxotyde d’azote se retrouve désormais utilisé par des collégiens, lycéens ou des populations précaires.

Des effets « fugaces » et « euphorisants »

Si le protoxyde d’azote n’est pas une drogue illégale au sens pénal, il n’en est pas moins dangereux en cas de consommation excessive. Ses effets sont « fugaces » et « euphorisants » selon l’OFDT. D’après plusieurs témoignages de consommateurs, ses effets sont très intenses et se dissipent rapidement, en quelques dizaines de secondes.


Une consommation excessive peut causer des maux de tête, des vertiges mais aussi des troubles cardiaques ou des risques d’asphyxie.