Le gouvernement annonce un plan pour faire baisser de 30% le coût du permis de conduire


Illustration. (Adobe Stock ©)

Le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ont annoncé ce jeudi matin que 10 mesures devraient permettre de faire baisser de 30% le coût du permis de conduire, qui est en moyenne de 1800 euros dans l’hexagone.


« Cette question du permis de conduire est importante pour tous les jeunes, car le coût moyen d’une formation est telle que pour beaucoup des jeunes gens, des jeunes filles, peut constituer un obstacle à la formation, à une bonne qualité de vie », a expliqué Édouard Philippe.

L’objectif est de « faire en sorte que le prix moyen du permis de conduire diminue sensiblement, de l’ordre de 30% », a-t-il poursuivi.

Les simulateurs de conduite plus utilisés

Dix mesures vont être annoncées, pour certaines « dès cet été ». D’abord le recours au simulateur de conduite, qui sera plus fréquent « afin de baisser les coûts ». Actuellement plafonné à 5 heures maximum, les auto-écoles pourront l’utiliser jusqu’à 10 heures.

Le permis boite automatique va être développé. Il s’agit d’un permis qui nécessite à ce jour 13 heures de conduite minimum, contre 20 heures pour le permis traditionnel. Son détenteur ne peut conduire que des voitures équipées de boite automatique.

« Nous allons permettre de passer non pas en six mois, mais en trois mois, vers un permis de conduire plus traditionnel », a expliqué Christophe Castaner.

Passer le permis dès 17 ans

Par ailleurs, « ceux qui rentreront dans la logique de la conduite accompagnée pourront passer le permis dès l’âge de 17 ans » a précisé le ministre de l’Intérieur. La conduite seule ne restera toutefois autorisée qu’à l’âge de 18 ans.

Une expérimentation dans 5 départements

Après un échec à l’examen, la conduite supervisée par un accompagnateur, simplement titulaire d’un permis depuis 5 ans, sera également favorisée. Durant 8 mois, le gouvernement souhaite « moderniser l’épreuve pratique » en réalisant des expériences dans cinq départements (Aude, Haute-Garonne, Gers, Gard et Hérault).

De nouvelles dispositions qui devraient à commencer à faire leurs effets courant 2020 et qui seront en partie inscrites dans la loi orientation et mobilité, examinée à l’Assemblée nationale à compter du 14 mai prochain.