Le Mans : «Une quarantaine de Gilets jaunes» ont menacé de mort Marlène Schiappa à son domicile, en pleine nuit


Marlène Schiappa le 6 mars 2019. (PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP)

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a expliqué sur Facebook ce lundi qu’une « quarantaine de Gilets jaunes furieux » ont fait irruption devant son domicile du Mans (Sarthe), dans la nuit de vendredi à samedi. Précisant avoir été visée, elle et sa famille, par « des slogans agressifs », « des menaces de mort » et des « pétards », elle a déposé plainte.

C’est dans un long message sur Facebook que Marlène Schiappa a expliqué ce qu’il s’était passé devant son domicile du Mans, dans la nuit de vendredi à samedi. « Accoutumée a une forme de violence dans le débat public et aux menaces diverses et variées au quotidien, je n’en fais que rarement état publiquement. Je tiens cette fois à partager avec vous, les élections passées, les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité », a-t-elle déplorée.

La secrétaire d’État explique que ses deux enfants et une de leur amie étaient présents au moment des faits, tout comme son mari : « Nous dormions, mon mari, nos deux enfants, une amie de notre fille cadette venue pour le week-end, et moi-même chez nous, au Mans. Peu avant une heure du matin, nous avons été violemment tirés du lit par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils sifflets cornes de brunes etc. »

« Schiappa, on est venu te crever ! »

La quarantaine de Gilets jaunes ont ensuite proféré des menaces de mort, notamment, selon le récit de Marlène Schiappa : « Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant car je vous laisse imaginer l’effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes / fenêtres et « Schiappa, on est venu te crever ! » et assimilés adressés à leur mère. »

« Après avoir tagué les environs et la chaussée ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / anti ordre », précise-t-elle. « Mon mari est sorti pour entamer un dialogue, rejeté au profit de la persistance de l’action violente – mais sa simple présence les a fait reculer. Oui, tant qu’ils pensaient que c’était juste une femme et des enfants à terroriser, ça allait… », raconte Marlène Schiappa.


« J’ai une ligne rouge. On ne touche pas aux enfants »

« Je peux subir un certain nombre de choses avec résistance et résilience. J’ai une ligne rouge. On ne touche pas aux enfants », a écrit la secrétaire d’État qui ajoute que cette « violence chez elle » est « intolérable ».

Une plainte déposée

Une plainte a été déposée a confirmé Marlène Schiappa : « Une plainte étant en cours, je donne rendez-vous à ces « gilets jaunes » en pleine journée, sans leurs pétards et leurs outils, sans enfants à terroriser, dans la salle du tribunal pour répondre de leurs actes devant la justice. »