Le mari du policier Xavier Jugelé dépose plainte après la dégradation de sa plaque commémorative


La plaque commémorative en hommage au policier Xavier Jugelé dégradée. (photographie © Actu17)

La plaque commémorative en hommage à Xavier Jugelé, policier assassiné par un terroriste le 20 avril 2017 sur les Champs-Élysées, a été taguée lors de l’Acte 18 du mouvement des Gilets jaunes. Son mari s’est dit « profondément affecté » et a tenu à engager une procédure judiciaire contre les vandales.

Ce lundi, Etienne Cardiles, l’époux du Capitaine de police Xavier Jugelé, s’est rendu dans un commissariat de police parisien et y a déposé plainte pour « profanation de monument édifié à la mémoire des morts ». Une enquête devrait être ouverte pour tenter d’identifier les auteurs de ces dégradations.

Son avocat, Me Thibaut de Montbrial, a déclaré : « Mon client est profondément affecté par cette dégradation. Xavier Jugelé a été assassiné par un terroriste islamiste. La profanation de cette plaque par des extrémistes de gauche, si l’on en croit les tags, démontre une inquiétante confusion des valeurs. Le ou les auteurs se situent dans une sympathie objective de l’acte terroriste », relate Le Parisien.

Un hommage prévu ce mercredi

Ce mercredi à 10 heures, les syndicats Alliance Police Nationale et UNSA Police organisent un moment de recueillement « en silence » devant ce lieu de mémoire dédié à leur collègue Xavier Jugelé.

Cet hommage succède à celui du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, venu se recueillir à cet endroit symbolique dès lendemain des dégradations. « J’ai vu dans les yeux de nos policiers l’indignation et la colère. Je partage leur émotion et leur dégoût », avait-il déclaré.


La plaque de commémoration avait rapidement été remise à l’état initial, sur intervention des services municipaux.

Victime du terrorisme

Xavier Jugelé faisait partie de la 32ème compagnie d’intervention de la DOPC et était en mission de sécurisation lorsqu’il a été assassiné le 20 avril 2017.

Le terroriste Karim Cheurfi, qui avait fait feu à la Kalachnikov, avait été abattu sur place par les autres policiers présents. L’attentat avait été revendiqué par l’EI.