Le terroriste de Christchurch avait fait 2 dons au mouvement français Génération identitaire


(photo Génération identitaire)

Le mouvement français Génération identitaire a annoncé avoir reçu deux dons de la part du terroriste de Christchurch (Nouvelle-Zélande), en 2017.

Brenton Tarrant a été inculpé pour les attentats terroristes de Christchurch ayant fait 50 morts dans l’attaque de deux mosquées.

Le mouvement français présenté comme d’extrême-droite radical, a confirmé ce jeudi par la voix de l’un de ses porte-paroles avoir reçu en septembre 2017, deux dons du tueur pour un montant total de 1000 euros.

« Nous avons eu ces informations tard hier soir et nous les avons transmises ce matin à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) », a expliqué Romain Espino. Des dons qui avaient été passés par une société tierce, « Stripe », qui a retrouvé dans son fichier « le nom de Breton Tarrant », a-t-il ajouté.

Romain Espino a précisé que Génération identitaire n’avait eu aucun contact avec Brenton Tarrant, indiquant qu’il s’agissait d’un « don en ligne, que tout le monde peut faire de n’importe où sur la planète » et précisant qu’il ne « partageait rien » avec Brenton Tarrant qu’il a qualifié par ailleurs de « terroriste ».


Brenton Tarrant « espère précisément pousser le gouvernement à nous attaquer »

« Ses intentions étaient orientées sur la violence alors que les nôtres sont axées sur l’action politique, dans les règles du débat » a déclaré Romain Espino.

« En faisant un don à Génération identitaire, [Brenton Tarrant] espère précisément pousser le gouvernement à nous attaquer et susciter une réaction radicale de notre part (…) De notre côté, nous avons toujours agi de façon non-violente pour éveiller les consciences et nous sommes convaincus que nos idées peuvent arriver au pouvoir par ce biais » a précisé le porte-parole.

Brenton Tarrant avait également effectué une donation au Mouvement identitaire autrichien (IBÖ), en 2018, déclenchant une enquête des autorités autrichienne. Cofondateur et dirigeant de l’IBÖ, l’Autrichien Martin Sellner a indiqué n’avoir jamais eu de contact personnel avec le terroriste, précisant qu’il s’agissait d’un don de 1500 euros.

Génération identitaire visé par une dissolution ?

Le gouvernement français a indiqué qu’il étudiait les moyens de « dissoudre » Génération identitaire à la suite de l’occupation illégale de plusieurs de ses militants des locaux de la CAF de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, le 29 mars dernier.

Une action que Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Santé, en visite sur place ce mercredi, a qualifié de « prise d’otages des agents et du service public ».