Lens : Une femme enlevée, frappée, séquestrée et ligotée par son ex-compagnon


Illustration. (Adobe Stock)

Une femme de 54 ans a été violemment frappée par son ex-compagnon à Lens (Pas-de-Calais) qui l’a enlevée, séquestrée et ligotée avant que la police n’intervienne. Il a été interpellé.

C’est le signalement d’une témoin qui a permis aux policiers d’intervenir et ainsi mettre fin au calvaire de cette femme de 54 ans. Vers 20h15 ce samedi, une habitante de la route de La Bassée à Lens, a aperçu un homme qui tenait fermement une femme raconte La Voix du Nord.  Ces derniers sont alors entrés dans l’une des maisons abandonnées se trouvant dans la rue.

Témoin des faits, la riveraine a alerté la police. Une patrouille s’est rendue sur les lieux et a pénétré dans la maison abandonnée. C’est alors que les fonctionnaires se sont retrouvés face à un individu menaçant, muni d’un pied de biche mais également d’une feuille de boucher, une arme blanche comportant une lame de la taille d’une feuille de format A5.

Ils découvrent la victime ligotée, le visage tuméfiée

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour neutraliser l’agresseur qui a ensuite été maitrisé et interpellé. Au premier étage de la bâtisse, ils ont découvert une femme sur un lit qui avait les poings et les pieds liés, mais également le visage tuméfié. Elle a rapidement été conduite à l’hôpital.

Elle explique avoir été victime d’un piège

Peu après, la victime a raconté aux policiers que cet homme de 42 ans qui est son ex-compagnon, lui avait tendu un guet-apens car il n’acceptait pas que leur relation soit terminée. Le mis en cause a pénétré dans son domicile et l’a retenue plusieurs heures. Il a également utilisé du gaz lacrymogène à son encontre, en la frappant, selon le récit de la victime, qui avait déposé plainte contre lui pour violences conjugales, en mars dernier.


La quinquagénaire a ensuite été emmenée de force dans la voiture de l’agresseur pour être conduite dans cette maison abandonnée, où il avait décidé de la laisser mourir de faim a-t-elle détaillée.

L’agresseur était ivre

Placé en garde à vue, le mis en cause a nié avoir séquestré la victime, expliquant l’avoir seulement giflé. Il a par ailleurs évoqué une conspiration visant son couple mais également le fait qu’il voulait protéger son ex-compagne de plusieurs individus. D’autre part, les policiers ont constaté que le suspect était ivre au moment de son interpellation et qu’il avait 1,30 grammes d’alcool par litre de sang.

L’homme doit être jugé en comparution immédiate ce mercredi, au tribunal correctionnel de Béthune.