Les applications d’aide à la conduite ne pourront plus signaler la présence de la police systématiquement


Illustration. (Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock)

Les applications d’aide à la conduite sont nombreuses et utilisées par 20 millions d’automobilistes en France. Un amendement vise à interdire ces dernières, de signaler les barrages policiers en cas d’alerte enlèvement, d’attentat ou encore de contrôles d’alcoolémie.

Que ce soit Coyote, Waze ou encore TomTom, ces applications d’aide à la conduite sont devenues quasi-incontournables si vous conduisez régulièrement. Elles permettent notamment de signaler la présence des forces de l’ordre sur la route, notamment lors de contrôles vitesses, rendant parfois le travail des policiers et des gendarmes inefficace.

Un amendement soutenu par la majorité LREM va modifier la loi. Il sera étudié la semaine prochaine à l’Assemblée nationale.

Les opérateurs devront occulter toutes les voies désignées par la police

Comme l’explique Le Parisien, les opérateurs auront désormais l’obligation d’occulter pour toutes les voies qui leur seront désignées par la police, « les messages et indications qu’ils auraient habituellement rediffusés à leurs utilisateurs », notamment en cas d’attentat ou d’alerte enlèvement, ou encore de contrôles d’alcoolémie.

La députée LREM du Val-d’Oise Zivka Park, rapporteuse du texte s’explique : « L’objectif est que les forces de l’ordre puissent, pendant un temps limité et dans un périmètre circonscrit, brouiller les messages envoyés par ces applications non pas dans le cadre de contrôles de vitesse, mais pour des opérations antiterroristes, des alertes enlèvements, des barrages effectués suite à l’évasion de personnes dangereuses, mais aussi des contrôles d’alcoolémie ou de stupéfiants ».