Les dossiers de 106 policiers signalés pour radicalisation sont en cours d’évaluation


Illustration. (Shutterstock)

Une centaine de dossiers de policiers sont en cours d’évaluation après des signalements faisant état de signes de radicalisation chez ces fonctionnaires. Aucun cas avéré n’a été déterminé à ce stade.

106 dossiers de policiers sont actuellement examinés révèle France Inter. Ces derniers ont tous fait l’objet de signalements faisant état de soupçons de radicalisation. Toutefois, il n’y a à ce jour aucun dossier au niveau national qui a fait apparaître une radicalisation certaine d’un policier.

Depuis l’attaque au couteau de la préfecture de police le 3 octobre dernier, il y a eu au total 74 signalements différents dans le ressort de la préfecture de police de Paris indique la radio. Plusieurs dizaines de dossiers sont toujours en cours d’évaluation alors que 27 ont été clôturés et classés sans suite.

Une vague de signalement avait eu lieu après la tuerie de la préfecture de police qui a fait 4 morts, sans prendre en compte le décès de l’assaillant, Mickaël Harpon, abattu par un policier.

Un « criblage » réalisé par les services de renseignement

Chargé d’examiner ces dossiers, le Groupe d’évaluation central (GEC) se prononce chaque semaine sur les cas de suspicion de radicalisation, en fonction de l’avancée des « criblages ».


Il s’agit d’enquêtes internes réalisées par les différents services de renseignement, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le Service central du renseignement territorial (SCRT) qui est le service de renseignement de la direction centrale de la Sécurité publique (DCSP), ainsi que la DRPP, la Direction du renseignement de la préfecture de polcie. L’entourage, les fréquentations et les habitudes des fonctionnaires concernés sont passés au peigne fin.

Une dizaine de policiers ont fait l’objet de mesures conservatoires et préventives

Parmi les policiers visés par ces signalements, une dizaine ont fait rapidement l’objet de mesures conservatoires et préventives : ils ont été désarmés et certains suspendus. Trois policiers sont toujours actuellement suspendus et deux désarmés, toujours selon la radio qui précise que le nombre de signalements a « fortement réduit » ces dernières semaines.