🇸🇾 Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené des frappes en Syrie.

par Y.C.
Capture écran vidéo Élysée

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené des frappes aériennes en Syrie la nuit dernière et ont visé au moins trois cibles.

Les britanniques ont indiqué avoir frappé un complexe militaire qui est aussi une ancienne base de missiles, à l’ouest d’Homs « où le régime est supposé conserver des armes chimiques ».

Du côté américain, le général Joe Dunford, chef d’état-major américain a indiqué que trois cibles liées au programme d’armement chimique syrien, l’une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, ont été visées.

Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient « circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l’emploi d’armes chimiques ».

Selon l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’Homme) des centres de recherche scientifique, « plusieurs bases militaires » et des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs ont été pris pour cibles.

Les forces russes n’ont pas été touchées

Les forces russes, massivement présentes dans le pays n’ont pas été touchées par les alliés a précisé le Pentagone.

La Russie a indiqué de son côté qu’aucun missile de croisière tiré n’est entré dans la zone de responsabilité des défenses aériennes russes qui protègent les installations à Tartous et à Hmeimim.

Le régime syrien a dénoncé samedi une « violation flagrante » du droit international.

Emmanuel Macron : « La ligne rouge a été franchie »

« L’objectif de nos actions ce soir est d’établir une forte dissuasion à la production, à la dissémination et à l’usage d’armes chimiques », a déclaré Donald Trump, affirmant que « cette dissuasion est dans l’intérêt vital de la sécurité nationale» américaine. Il a assuré que les trois alliés étaient «prêts à poursuivre leurs actions jusqu’à ce que le régime abandonne son recours à ces agents chimiques prohibés. »

« La ligne rouge a été franchie » a indiqué Emmanuel Macron sur son compte Twitter. « Le samedi 7 avril 2018, à Douma, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont été massacrés à l’arme chimique. » a-t-il ajouté, indiquant qu’il avait « donc ordonné aux forces armées françaises d’intervenir. »

Actu17.