Les journalistes de BFMTV ont décidé de ne pas couvrir les actions des Gilets jaunes ce lundi.

Illustration. (Photo Remy Buisine)

Violemment pris à partie à plusieurs reprises depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, les journalistes de terrain de BFMTV ont exprimé leur ras-le-bol.


Les journalistes de la chaîne d’information du groupe Altice ont refusé de couvrir le mouvement des Gilets jaunes ce lundi, en signe de « protestation ».

« Suite à une nouvelle agression de l’une de nos équipes et la blessure de l’une de nos collègues lors de la manifestation samedi, l’ensemble du service reportage, appuyé par la rédaction, a décidé d’un commun accord de ne pas se rendre sur un rond-point ou une quelconque mobilisation du mouvement des «gilets jaunes» ce lundi en signe de protestation » écrit le SDJ (société des journalistes, ndlr), dans un communiqué diffusé ce dimanche.

« Une discussion plus approfondie sur le sujet à l’initiative de la SDJ se tiendra dans la semaine pour que chacun puisse s’exprimer », conclut le message envoyé aux membres de la rédaction.

« On ne compte plus les violences et les menaces de morts, menaces de viols… »

« Depuis le début du mouvement (…), on ne compte plus les violences et les menaces de morts, menaces de viols… que nos confrères et consœurs subissent sur le terrain », dénonce la SDJ dans son récit.

Ce samedi à Rouen, en marge de la manifestation des Gilets jaunes, une équipe de journalistes de BFMTV avait été violemment prise à partie par plusieurs individus en pleine rue.