🇫🇷 «Les mécréants sont promis à l’enfer» a posté la compagne du terroriste sur un réseau social, juste avant les attentats.

par Y.C.

François Molins a apporté de nouvelles précisions ce lundi soir lors de sa conférence de presse, concernant la triple attaque terroriste de Carcassonne et de Trèbes ce vendredi.

La compagne du terroriste Radouane Lakdim a hurlé «Allah Akbar» lors de son interpellation le soir même des attentats, plus précisément à 18h10 a indiqué le Procureur de la République de Paris. Âgée de 18 ans, cette dernière s’est convertie à l’islam à 16 ans.

« Radicalisée » comme l’a rappelé François Molins, cette dernière est fichée S et ce, depuis un an selon LCI. Elle n’a toutefois jamais été condamnée par la justice a indiqué le magistrat lors de sa conférence de presse.

Un message posté à 6h le jour des attaques : « Les mécréants sont promis à l’enfer »

Depuis janvier dernier, elle n’avait plus de contacts « visibles » avec Radouane Lakdim. Mais les enquêteurs ont déjà repéré que les deux individus ont échangé par l’intermédiaire de messageries chiffrées comme l’a expliqué François Molins. Les investigations devraient permettre de déterminer la nature exacte des échanges.

Le jour même des attaques, la compagne du terroriste a posté sur un réseau social à 6 heures, une sourate indiquant que « les mécréants » étaient « promis à l’enfer », soit juste quelques heures avant le début des attaques terroristes menées par Radouane Lakdim.

Comme nous l’écrivions ce lundi, la jeune femme a également déclaré en garde à vue être favorable au « djihad armé » et regretter qu’il n’y ait pas eu « plus de morts » ce vendredi lors des attentats.

Radouane Lakdim était toujours sous surveillance indique François Molins

Concernant le terroriste, François Molins a expliqué que Radouane Lakdim était devenu Français en mars 2004, alors qu’il était âgé de 12 ans, par l’intermédiaire de la demande de son père, conformément à la loi, comme nous l’indiquions ce samedi.

Le Procureur de la République de Paris a également indiqué que Radouane Lakdim faisait toujours l’objet d’une surveillance des services de renseignement, sans que ces derniers aient relevé « des signes précurseur d’un passage à l’acte ».

Le terroriste était par ailleurs prochainement convoqué par la justice pour port d’arme prohibé et défaut de permis de conduire, des faits datant de janvier dernier.

Arnaud Beltrame a bien été tué d’un coup de couteau mortel à la gorge

François Molins a d’autre part ajouté que le centre pénitentiaire de Carcassonne où Radouane Lakdim avait été incarcéré en août 2016 n’avait pas détecté de signes montrant une radicalisation. Le magistrat a indiqué que sa fiche S avait bien été mise en place en 2014, tout comme son inscription en novembre 2015 au FSPRT, en raison de sa proximité avec la « mouvance salafiste locale ».

François Molins a confirmé que le Lieutenant Colonel Arnaud Beltrame avait été tué d’une « lésion très grave » au niveau de la traché et du larynx. Le gendarme présente également des lésions au visage. L’autopsie a également révélé des blessures par balles au bras et au pied, « non létales ».

Le terroriste s’est d’abord rendu devant le commissariat de police de Carcassonne

Sur le déroulement des faits, le terroriste a d’abord déposé sa sœur à l’école avant de repassé dans la cité des Aigles, à Carcassonne.

Après avoir tué le conducteur d’une Opel Corsa avec son arme de poing, et avoir blessé gravement son passager ; à 10h25, Radouane Lakdim a d’abord débuté son parcours en se rendant devant le commissariat de Carcassonne, puis devant une caserne de militaires, avant de finalement aller devant le cantonnement de la CRS 57 où il est tombé sur les 4 CRS qui revenaient de leur footing, sur lesquels il a ouvert le feu à six reprises.

A 10h39, le terroriste a stationné le véhicule Opel avant de débuter son massacre, dans le Super U, jusqu’à l’assaut du GIGN à 14h13.

Actu17.