🇧🇪 Liège : Le terroriste Benjamin Herman avait un lourd passé judiciaire et était considéré comme «extrêmement dangereux».

par Y.C.

Le terroriste qui a tué quatre personnes, dont deux policières, était bien connu de la justice belge mais également de la police pour une radicalisation en prison.

Le tueur est né le 12 janvier 1982 à Rochefort (Belgique) et avait un lourd passé de délinquant. L’homme était considéré comme instable, pouvant être extrêmement dangereux et violent.

Benjamin Herman, toxicomane, avait fait de nombreux séjours en prison depuis 2003. Il avait déjà été interpellé alors qu’il était mineur.

L’assaillant de Liège a purgé plusieurs peines de prison pour vols avec violence, infractions aux lois sur les stupéfiants, coups et blessures, vandalisme ou encore incendie volontaire explique La Libre.

Un barrage de police forcé

Benjamin Herman a franchi un cap dans la délinquance dès sa majorité, notamment avec son frère Dimitri. « Il y a quinze ou vingt ans d’ici, ils ont volé une voiture. Ils ont été pris en chasse par la police. Un barrage de police a été dressé sur la route entre Rochefort et Marche-en-Famenne. Ils ont roulé sur le pied d’un policier. L’un d’eux s’est rendu, l’autre s’est retranché sur le toit d’une habitation avec une carabine à plombs », explique un proche de la famille cité par DH.

C’est en prison qu’il se serait radicalisé, selon un ancien codétenu.

Ce lundi, un congés pénitentiaire lui a avait été accordé pour préparer sa réinsertion, au vu de la préparation d’une sortie de prison en fin de peine à l’horizon 2020. Il devait réintégrer ce mardi.

« Il avait déjà bénéficié de onze autorisations de sortie d’un jour et de treize congés pénitentiaires de deux jours qui s’étaient bien déroulés, il était donc difficile de prévoir que cela se passerait mal la quatorzième fois », a affirmé Koen Geens, le ministre de la justice belge qui a également déclaré se sentir « coupable ».

Connu des services de renseignements

Le premier ministre belge Charles Michel, a de son côté précisé que le nom de Benjamin Herman était apparu dans deux rapports de la Sûreté de l’Etat et un de la police, lié à la radicalisation en prison, mais de manière indirecte ; en rapport avec ses liens avec des détenus radicalisés.

Actu17.