🇫🇷 #Lille Il s’évade de prison pour se rendre au chevet de son père malade.

Un jeune homme de dix-huit ans s’évade de la maison d’arrêt de Sequedin pour se rendre au chevet de son malade. Trois semaines après il est repris lors d’un contrôle de police et condamné à deux mois de détention supplémentaires selon La Voix du Nord.

Samedi, la police interpelle un homme ne sachant pas tenir le volant de son véhicule. Il est en cavale depuis près de trois semaines. Son père étant gravement malade, il a choisi de s’évader pour s’occuper de lui.

Samedi, la police interpelle un homme ne sachant pas tenir le volant de son véhicule. Cet étrange chauffard s’est évadé de prison il y a deux semaines. Safir Benaouali ne semble pas être le mauvais cheval.

Les débats à peine entamés, ce garçon de 18 ans réclame la parole. « Je pourrais avoir un Doliprane, s’il vous plaît ?, geint le prévenu. J’ai mal à la tête… » Il faut reporter l’examen de son dossier.

En fin de journée, les magistrats apprendront qu’il faudra probablement amputer ce Lillois d’une phalange. Décidément, ce garçon à la carrure de freluquet cumule les galères.

Samedi, une patrouille de police voit une Renault Clio « griller » un stop. Le chauffeur ne rechigne pas forcément à s’arrêter. Il emboutit tout de même une autre voiture en s’arrêtant. La suite sera quelque peu nébuleuse. L’automobiliste donne une identité, puis une autre…

« Le fait de vouloir accompagner son père jusqu’à la fin mérite-t-il une sanction ? »

En fin de compte, Safir Benaouali offre enfin son vrai nom. Les enquêteurs s’aperçoivent alors que leur interlocuteur est en fuite depuis presque trois semaines.

« Vous avez bénéficié d’une permission de trois heures, rappelle le président Mikaël Simoëns. Et vous n’êtes pas retourné à la maison d’arrêt de Sequedin. » Le 22 juin dernier, Benaouali quitte la prison pour rendre visite à son père, gravement malade.

Le jeune majeur n’est pas sûr de retrouver son paternel vivant à la fin de sa peine. Il choisit alors la cavale. « Je voulais m’occuper de lui », assure le prévenu à ses juges.

« Le fait de vouloir accompagner son père jusqu’à la fin mérite-t-il une sanction ? », interroge Julien Bensoussan, l’avocat de la défense.

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