🇫🇷 Loir-et-Cher. Un chauffeur de car fait souffler 2 enfants dans l’éthylotest pour démarrer : 320 € d’amende.

par Y.C.
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Le mis en cause n’a pas pu être jugé pour délit mais uniquement pour deux contraventions au Code de la Route.

Lundi, un chauffeur de car scolaire a été condamné par le tribunal de police de Blois à deux amendes, car la justice n’a pas pu retenir de délit. L’homme de 51 ans a été jugé pour avoir demandé à deux enfants de souffler dans l’éthylotest anti-démarrage du car et pour « conduite dans des conditions ne permettant pas de manœuvrer aisément ».

Impossible de démarrer le car

Les faits qui lui étaient reprochés datent du 14 décembre dernier, alors qu’il remplaçait le chauffeur de car habituel. Pour démarrer son car, le chauffeur devait présenter un taux inférieur à 0,2 g/l d’alcool dans le sang. Se sachant au-dessus du taux, il avait demandé à un enfant de souffler à sa place. Mais le souffle n’ayant pas été assez long, il avait alors demandé à son grand frère, et le car avait démarré.

Il rejette sa responsabilité sur les enfants

Face à la présidente du tribunal, sans se démonter, le quinquagénaire a asséné : « Ces deux frères sont les fils d’un gendarme, ce sont eux qui ont demandé à souffler, je n’ai rien à me reprocher ». Mais d’après les deux collégiens, c’était bien lui qui leur avait demandé de l’aide pour démarrer, en déclarant qu’il n’avait bu que deux bières.

Vitesse excessive et conduite « sans les mains »

D’après plusieurs témoignages d’enfants présents dans le car, le chauffeur avait ensuite conduit dangereusement et à une vitesse excessive. À tel point qu’un des enfants a indiqué avoir consulté le GPS sur son smartphone et qu’une vitesse de 107 km/h était affichée. À la barre, le mis en cause a simplement affirmé : « C’est faux, je n’ai jamais dépassé le 90 ». Les déclarations des enfants font aussi état du fait qu’il aurait conduit sans les mains, fait mine de manquer un arrêt, et donné des coups de klaxon intempestifs pour amuser la galerie.

Les parents atterrés

Une fois arrivés à destination, les collégiens s’étaient confiés à leurs parents, atterrés.

Mais malgré les accusations basées sur les témoignages des enfants, le chauffeur n’a pu être poursuivi que pour deux contraventions. Il a été condamné au total à 320 euros d’amende. Toutefois, suspendu par son employeur, le quinquagénaire avait démissionné et était devenu intérimaire, rapporte La Nouvelle République.

Actu17.