Loire : Accusé de multiples agressions sexuelles, un homme retrouvé mort la gorge tranchée en prison

Illustration. (PhotoPQR/L'Est Républicain/Maxppp)

Un homme âgé de 27 ans a été retrouvé mort dans sa cellule du centre pénitentiaire de La Talaudière (Loire) ce jeudi soir, la gorge tranchée. Il avait été placé en détention provisoire la veille, soupçonné d’une dizaine d’agressions sexuelles visant des femmes et de tentatives de viol, entre 2016 et 2021.

En début de soirée jeudi, un homme a alerté les surveillants pénitentiaires de la prison de La Talaudière après avoir découvert son codétenu gisant dans son lit, ensanglanté. Ni les sapeurs-pompiers, ni les médecins du SAMU n’ont réussi à réanimer cet homme âgé de 27 ans, qui avait la gorge tranchée. Il est décédé et c’est la piste du suicide qui est privilégiée.

Le défunt avait été incarcéré la veille après avoir été mis en examen. Âgé de 27 ans, il était soupçonné au total d’une dizaine d’agressions sexuelles, depuis mars 2016, dont au moins une tentative de viol en 2017, commises dans le Puy-de-Dôme. Cinq dossiers concernant le même type de faits n’avaient pas encore été joints à son dossier.

Des victimes « de 15 ans à 50 ans »

Les victimes identifiées sont « des femmes de 15 ans à 50 ans, agressées alors qu’elles se trouvaient seules dans des lieux publics, tôt le matin ou tard le soir », avait détaillé le procureur de la République de Saint-Étienne, David Charmatz, cité par Le Figaro. La majorité des agressions se sont déroulées à Fraisses, ainsi qu’à Firminy et Unieux, des communes du département de la Loire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait tranché la carotide avec un morceau de lame se trouvant dans le rasoir en plastique fourni par l’administration pénitentiaire. Le mis en cause avait été interpellé par les enquêteurs de la sûreté départementale, ce lundi à 6 heures à son domicile situé sur la commune de Pont-du-Château (Puy-de-Dôme) selon nos informations.

Trahi par son ADN

L’homme était déjà connu des services de police. Son ADN, qui n’était au départ pas identifié, avait été retrouvés sur les vêtements de nombreuses victimes, puis inscrit au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). L’enquête s’est débloquée en septembre dernier lorsque, dans une affaire d’exhibition sexuelle, les gendarmes du département ont prélevé l’ADN du mis en cause. Le rapprochement a alors été fait avec les enquêtes en cours des policiers, par l’intermédiaire du FNAEG. Quatre des six victimes agressées sexuellement ont formellement reconnu le suspect, ce qui a conduit à son interpellation et sa mise en examen.