Loire-Atlantique : Un cambrioleur frappe et défèque sur sa victime de 85 ans, 18 mois de prison ferme


Illustration. (Shutterstock / Nancy Beijersbergen)

Un cambriolage d’opportunité a viré à l’abject lorsque la victime âgée s’est rebellée. Le malfrat l’a frappée et lui a maculé la tête avec ses excréments.

Les faits jugés ce jeudi au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), particulièrement sordides, remontent au 29 mai dernier et se sont produits au Croisic.

Cet après-midi là, lorsqu’il a vu la fenêtre d’une maison ouverte, le prévenu de 53 ans a décidé de la cambrioler, rapporte France Bleu. Sans difficulté, il a pénétré dans cette habitation appartenant à un octogénaire et s’est emparé de vêtements, d’un téléphone et de trois couteaux.

Le cambrioleur revient sur les lieux du vol

L’homme a pris la fuite avec autant de facilité qu’il était parvenu à entrer. Il est ensuite revenu sur le lieu de son méfait car il avait oublié ses chaussures. Entre-temps, l’habitant avait alerté les gendarmes.

Lorsque son cambrioleur s’est présenté de nouveau chez lui, l’ancien responsable de cinéma au Croisic n’a pas eu froid aux yeux. Il a tenté de le bloquer avec son déambulateur et lui a attrapé le bras. Son calvaire allait débuter.


Il menace les policiers au cri de « Allah Akbar »

Le quinquagénaire a fait chuter l’homme de 85 ans et l’a frappé à de nombreuses reprises à la tête, notamment. À l’audience, le prévenu a contesté les violences, sans toutefois convaincre les magistrats. La scène a pris une tournure infâme lorsque le voleur a déféqué sur la victime, toujours au sol, et qu’il a étalé ses excréments sur sa tête.

L’octogénaire « n’a dû son salut qu’à l’arrivée de la police municipale », a déclaré son avocat, Me Frignat, relate le quotidien. Ceux-ci ont été accueillis par une salve d’injures et des menaces de mort. « Allah Akbar, je vais revenir avec une voiture, tout défoncer, faire un carnage », avait lancé l’agresseur aux policiers.

Déjà condamné 19 fois, dont une fois pour assassinat

À l’audience, à laquelle l’octogénaire n’était pas présent en raison du traumatisme subi, le ministère public dénoncé le « comportement odieux » du prévenu. Celui-ci, avec déjà 19 condamnations au compteur dont une pour assassinat, s’est alors bouché les oreilles.

Le tribunal l’a condamné à 24 mois de prison dont 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve durant deux ans. Il a été maintenu en détention et s’est vu notifier une interdiction de s’approcher de la victime, ainsi que de se rendre au Croisic lorsqu’il sera libéré.