🇬🇧 Londres : Sabrina Kouider et Ouissem Medouni reconnus coupables du meurtre de Sophie Lionnet, leur fille au pair.

par Y.C.

Le corps de la jeune fille au pair Sophie Lionnet, 21 ans, avait été retrouvé carbonisé dans le jardin de Sabrina Kouider une française de 35 ans, et Ouissem Medouni, un franco-algérien de 40 ans, en septembre dernier.

Le couple franco-algérien a été reconnu coupable du meurtre de leur jeune fille au pair. La décision a été rendue après plus d’une semaine de délibération, et plus de deux mois après l’ouverture de leur procès, à la cour criminelle d’Old Bailey, à Londres.

Les deux accusés avaient plaidé non coupable. Ouissem Medouni avait quant à lui plaidé coupable d’entrave à la justice pour avoir tenté de «dissimuler le corps en le brûlant». Leurs peines seront prononcées le 26 juin prochain.

Sophie Lionnet a vécu un véritable calvaire avant d’être tuée. Selon le procureur, la jeune fille au pair originaire de Troyes était au centre d’un fantasme de Sabrina Kouider, qui était persuadée que la jeune fille avait comploté avec son ex-compagnon, Marc Walton, le fondateur du boys band Boyzone, dans le but d’abuser d’elle et ses enfants.

Le couple organisait des interrogatoires où Sophie Lionnet était frappée. Le dernier a eu lieu dans la nuit du 18 au 19 septembre, dans la salle de bain de la maison des deux accusés.

C’est cette nuit là que la jeune française de 21 ans aurait été tuée.

De multiples fractures sur le corps

Ce sont les voisins qui avaient alerté les autorités après avoir aperçu une épaisse fumée et une « horrible » odeur se dégageant de la propriété du couple.

La raison exacte de la mort n’a pu être déterminée par les enquêteurs, vu que le corps a été brûlé mais plusieurs fractures ont pu être constatées, aux côtes, au sternum et à la mâchoire.

« Seuls Kouider et Medouni savent exactement comment ils ont tué Sophie mais l’accusation a pu prouver qu’elle était morte à la suite de violences intentionnelles et constantes, et pas par accident », a souligné le parquet après la condamnation.

« Pourquoi moi ? J’ai besoin d’aide pour les arrêter. »

«Ensemble, ils l’ont menacée, ensemble, ils l’ont agressée, ensemble, ils l’ont gardée prisonnière, ensemble ils l’ont privée de tout contact avec le monde extérieur, ensemble, ils l’ont torturée dans la salle de bain, ensemble, ils lui ont fracturé les côtes et le sternum, ensemble, ils ont caché son corps dans une valise, ensemble, ils l’ont brûlée», a martelé le procureur.

Une note écrite de la main de la victime a été retrouvée dans l’appartement familial, «Pourquoi moi ? J’ai besoin d’aide pour les arrêter». «Elle voyait les deux accusés comme ses bourreaux, elle les mettait sur le même plan», a souligné le procureur.

Actu17.