Lyon : Libéré de prison en raison du coronavirus, il commet des violences et retourne derrière les barreaux


Illustration. (ErikaWittlieb / pixabay)

Libéré de manière anticipée en raison de la pandémie de Covid-19, un détenu est retourné en prison au bout de 13 jours pour des violences volontaires et des outrages à personnes dépositaires de l’autorité publique.


Cet habitant du quartier de la Duchère, dans le 9ème arrondissement de Lyon (Rhône), est connu de la justice pour son comportement violent. Âgé de 38 ans et avec déjà une quinzaine d’antécédents judiciaires, il était emprisonné pour des violences volontaires sur ascendant.

Le détenu a bénéficié d’une libération anticipée le 10 avril, relate Le Progrès. Une mesure décidée par le gouvernement pour limiter la surpopulation carcérale afin d’endiguer la propagation du Covid-19. Elle permet aux magistrats, pour certains détenus en fin de peine, de la convertir en assignation à résidence.

Une altercation avec un agent de sécurité, puis une bagarre

Le trentenaire fraîchement libéré devait donc demeurer chez son frère, près de Givors, avec interdiction de se rendre chez ses parents à La Duchère. Il n’a pas respecté longtemps son assignation à résidence et s’est rendu dans son quartier d’origine.

Mardi 21 avril au matin, c’est dans ce secteur qu’il a eu une altercation avec un agent de sécurité d’un magasin Lidl. Les policiers sont intervenus et ont procédé à son contrôle avant de calmer la situation, et de le laisser repartir. Mais au lieu de se faire discret, le trentenaire a recommencé.


Dans l’après-midi, c’est au bureau de tabac de la rue Marietto qu’une bagarre a éclaté. Mais cette fois-ci, l’homme s’en est aussi pris aux policiers. Il a insulté et menacé les fonctionnaires puis craché au visage de l’un d’eux.

Cinq policiers déposent plainte contre lui

Interpellé et placé en garde à vue, il a été soumis à un dépistage du Covid-19 pour savoir si le policier avait pu être contaminé par son crachat. Il a ensuite subi deux expertises psychiatriques et trois examens médicaux en marge desquels il a encore insulté et menacé les policiers qui l’ont conduit à l’hôpital.

Pas moins de 5 fonctionnaires de police ont déposé plainte contre lui. Au terme de sa garde à vue, le prévenu a fait l’objet d’une comparution immédiate, jeudi.

Il repart en prison pour 10 mois au total

Le tribunal correctionnel l’a condamné à six mois de prison ferme avec mandat de dépôt et un sursis de quatre mois a été révoqué. Il est ainsi retourné derrière les barreaux pour 10 mois, à peine 13 jours après sa libération anticipée.

Cette affaire n’est pas sans rappeler un dossier similaire, jugé la semaine dernière dans la Loire. Un homme de 49 ans, aux 46 condamnations, avait bénéficié d’une libération anticipée en raison de la pandémie de Covid-19, le 31 mars. À peine 17 jours plus tard, il est retourné en prison après commis des violences et craché sur des policiers.