🇫🇷 #Lyon Une stèle en mémoire d’enfants juifs déportés a été «profanée, brisée et arrachée».

Une stèle érigée à Lyon en mémoire des 44 enfants juifs et 7 adultes déportés après la rafle d'Izieu (Ain), en 1944.

Cette stèle, en mémoire des 44 enfants et 7 adultes juifs, déportés en 1944 a été largement dégradée et même arrachée. Le monument se trouve dans un jardin du 7e arrondissement de Lyon.

Une stèle érigée à Lyon en mémoire des 44 enfants juifs et 7 adultes déportés après la rafle d’Izieu (Ain) en 1944 « a été profanée, brisée et arrachée », a indiqué aujourd’hui à l’AFP le président régional de l’association des Filles et fils de déportés juifs de France (FFDJF).

«Tout est enlevé, a déploré Jean Lévy. Nous sommes effondrés mais nous ne baissons pas les bras. On va la reconstruire», a-t-il souligné, ajoutant que la FFDJF allait «porter plainte, avec la mairie de Lyon».

30 ans après le procès du « boucher de Lyon »

Cette stèle se trouve dans un jardin du 7e arrondissement, derrière le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD). La stèle « côtoie dans le jardin une sorte de totem où sont décrites, d’une part, la vie des enfants d’Izieu et, d’autre part, l’arrestation de Klaus Barbie ».

«C’est d’autant plus grave que nous venons de célébrer les 30 ans du procès de Klaus Barbie», le responsable de la rafle d’Izieu. Surnommé le « boucher de Lyon », Klaus Barbie, ex-chef local de la Gestapo, a été jugé en 1987 pour la rafle de ces enfants juifs et de leurs encadrants dans la « colonie » d’Izieu en avril 1944 et pour l’organisation d’un convoi de Lyon à Auschwitz le 11 août 1944.

Barbie comparaissait aussi pour la rafle de 86 juifs rue Sainte-Catherine, au siège lyonnais de l’Union générale des israélites de France (Ugif), en février 1943. Il a été condamné le 4 juillet 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité et est mort en prison quatre ans plus tard.

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