🇫🇷 #Marseille «Ici a eu lieu un viol» : 2 femmes témoins d’un viol en plein jour racontent ce qu’elles ont vu.

Leur témoignage fait froid dans le dos, elles l’ont publié sur le réseaux social Facebook, relate Le Figaro. Trois amies, qui buvaient un verre en terrasse à Marseille, disent avoir été témoin d’un viol en plein jour ce dimanche.

C’est une des trois jeunes femmes, Elvire Duvelle-Charles, qui « a remarqué qu’il se passait quelque chose d’anormal ». Un individu, « probablement sans domicile fixe », « était allongé sur » une femme « inconsciente » et « faisait des mouvements de va et vient », raconte Marguerite Stern qui a fini par se lever, tout comme d’autres clients du bar. Egalement témoin de la scène, un des serveurs a « balancé des verres au visage de l’agresseur avant qu’il prenne la fuite », ajoute-t-elle.

Une fois l’individu parti, la jeune femme allongée « a remonté son jean d’un mouvement de main, comme un réflexe et est retournée à son coma », poursuit Marguerite Stern. Choquées, les trois amies préviennent les pompiers qui arrivent « très vite » pour la prendre en charge. Parallèlement, la police interpelle l’individu 20 minutes plus tard, toujours selon son récit, repéré par Buzzfeed. Son amie Sophia Lilya a également raconté la scène.

Elle s’est dit notamment « choquée » du comportement des pompiers et des policiers. «Les forces de l’ordre ont essayé de minimiser ce qu’il venait de se produire, en disant « qu’il était peut-être juste en train de se frotter », alors que ça remettait nos témoignages en question », dit-elle à Buzzfeed. « Les pompiers n’ont pas très bien parlé à cette femme, ils ont parlé de lui faire une piqûre ou de la menotter. Non, on ne met pas des menottes à une victime. Le viol est un crime. Ce n’était pas du tout considéré avec la gravité avec laquelle ça devrait être considéré».

Marguerite Stern, qui se présente comme féministe, conclut : « Depuis que ce viol a eu lieu jusqu’au moment où j’ai décidé de le raconter sur Facebook, des dizaines de femmes en France ont subi la même chose. La majorité ne porteront pas plainte, et seule une infime minorité des agresseurs qui seront entendus par un juge seront condamnés. Lorsque nous sommes témoins d’une agression, il faut réagir, même si parfois c’est compliqué. Il en va de notre responsabilité collective et individuelle ».

La direction départementale de la sécurité publique a confirmé auprès de Buzzfeed qu’un individu avait été interpellé et placé en garde à vue.

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