🇫🇷 #Marseille Des émanations toxiques empêchent les policiers de prendre leur service à l’hôtel de police nord.

par Y.C.
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Le Collectif Libre et Indépendant de la Police (CLIP 13) a attiré l’attention sur les émanations gazeuses qui se propagent dans l’hôtel de police Nord de Marseille.

● Selon le CLIP 13, depuis plusieurs mois, les fonctionnaires de la « division Nord » de Marseille attirent l’attention de leurs supérieurs sur les odeurs nauséabondes qui se dégagent des locaux.

Le médecin chargé de la prévention, dans un télex du 26 octobre, a confirmé que cet état perdure depuis des années mais que l’odeur est devenue plus prégnante et irritante.

Les résultats des analyses sont sans appel : il s’agit de sulfure d’hydrogène, gaz produit lors de la décomposition organique, dont les effets peuvent, à forte concentration, être mortels.

● Le médecin de la prévention a demandé que les locaux soient aérés et que le temps de présence soit limité dans les pièces qui sont impactées par ce problème.

Le praticien a également fait parvenir une description des symptômes qu’engendre l’inhalation de ce gaz justifiant une intervention urgente.

Droit de retrait

● La concentration du gaz s’accentuant, les fonctionnaires ont invoqué le droit de retrait du fait des irritations des yeux et de la gorge dont ils étaient victimes.

Du fait de l’isolement des vestiaires, des policiers qui travaillaient d’après-midi n’ont pu prendre leur service et se sont retrouvés à l’extérieur du bâtiment.

● Le CLIP 13 a demandé qu’une intervention ait lieu sans délai dans le bâtiment et précise que les fonctionnaires touchés par ces émanations doivent être considérés comme faisant l’objet de blessures en service.

Photo CLIP 13

Actu17.