🇫🇷 Marseille : Un policier réclame 700 000 € à l’Olympique de Marseille.

par Y.C.
Illustration.

Un policier qui avait signé un contrat pour devenir le « Monsieur sécurité » de l’Olympique de Marseille réclame pas moins de 700 000 euros au club de football.

Courant 2014, Vincent Labrune alors président de l’OM est placé en garde à vue et entendu par les policiers dans le cadre d’une affaire de transfert douteux.

Un contrat juteux

En 2015, Vincent Labrune a présenté au Préfet de Police de Marseille, un Major de police qu’il voulait embaucher en qualité de Monsieur sécurité. Le Major de police était l’un des policiers qui l’avaient interrogé lors de sa garde à vue.

Malgré les réticences du Préfet, Vincent Labrune a signé avec le policier un contrat de 12 000 € mensuels, incluant un logement et une Audi Q7 de fonction.

Le directeur général de l’époque, Philippe Pérez a rédigé et paraphé le contrat confidentiel qui n’a pas été porté à la connaissance de la directrice des ressources humaines.

Le contrat finalement rompu

Les avocats de Vincent Labrune le dissuadant de persister dans ce contrat, ont fini par le convaincre d’y renoncer.

Ainsi donc, Labrune n’a plus répondu aux appels du Major qui s’était mis en disponibilité après avoir reçu l’avis favorable de la commission de déontologie de la fonction publique.

Comprenant rapidement ce qui se passait, le Major employé à l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), a essayé d’obtenir un plan B, soit une embauche dans la société Louis-Dreyfus, sans résultat.

Labrune a fini par rompre définitivement le contrat.

Le policier saisit les prud’hommes

Le major a saisi le conseil des Prud’hommes en octobre 2016. Il a réclamé à l’OM, qui a changé de direction depuis, la somme de 700 000 euros en préjudice des salaires non perçus.

Dans un premier temps, le contrat est soupçonné d’être un faux. Le document enfin reconnu comme incontestable a provoqué le licenciement du policier courant décembre 2016.

Lors de l’audience, l’avocat de la défense s’en est pris au policier, l’accusant d’avoir fait les poubelles pour récupérer les deux exemplaires du contrat, plaidant l’effet d’aubaine du policier et son abandon de poste car le major n’a jamais intégré son nouvel emploi.

Pourtant, le policier avait maintes fois demandé sa date d’intégration à Vincent Labrune. Le 13 avril prochain, les prud’hommes doivent se prononcer relate L’Equipe.

Actu17.