🇫🇷 Marseille : Un ado tabassé pour s’être interposé lors d’une rixe. «Des parents regardaient la scène sans intervenir».

par Y.C.
Station de métro La Fouragère, Marseille. Flickr Pal-scda.

L’adolescent est intervenu pour séparer deux collégiennes qui se battaient. L’une d’elles était en sang.

La scène s’est déroulée vendredi à proximité de la station de métro La Fourragère à Marseille. Ugo, 17 ans, rentrait du centre-ville où il est en prépa, lorsqu’il a aperçu une rixe entre deux collégiennes.

Le jeune homme intervient

Alors que sa mère l’attendait à la sortie du métro, Ugo a décidé d’intervenir en voyant l’une des deux collégiennes en sang. « Ça m’a vraiment mis les nerfs de voir les parents ne pas réagir. Du coup, je me suis mis entre les filles et je les ai séparées. Il y avait comme une émeute autour de moi, avec au moins 50 collégiens » a-t-il relaté à 20 minutes.

Il se fait étrangler puis reçoit des coups de poings et de tête

C’est au moment de se dégager du groupe qu’il s’est fait lâchement attaquer. Un individu « plus âgé » que lui l’a étranglé avec son t-shirt, et une fille lui a asséné un violent coup de poing dans la mâchoire. Choqué, Ugo est parvenu à s’extirper mais l’agresseur l’a poursuivi et lui a porté un coup de tête au moment où il s’est réfugié dans la voiture de sa mère.

La police et les secours arrivent

Là, protégé dans l’habitacle du véhicule, il a pu alerter la police. À peine dix minutes plus tard, une patrouille est arrivée sur les lieux mais les agresseurs avaient pris la fuite.

Les pompiers sont alors intervenus pour lui porter secours. Le courageux adolescent s’est vu prescrire 7 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

« J’ai extrêmement mal dans les cervicales, je n’arrive plus à écrire et je ne peux pas rester assis très longtemps » a-t-il témoigné auprès de ce même journal.

Une enquête est en cours

Le jeune homme a déposé plainte et les enquêteurs ont saisi les enregistrements de vidéosurveillance de la Régie des Transports Marseillais (RTM). Un policier l’a rassuré en lui donnant son numéro de téléphone pour être prévenu en cas de nouveau problème.

Une leçon d’humanité

Auprès du journal 20 minutes, Ugo s’est confié : « Ce sentiment de haine qui est en moi a du mal à se canaliser. J’aimerais qu’on puisse se servir de cette agression pour passer un message d’humanité. Il ne faut pas rester sans rien faire pour lutter contre ces violences. J’ai compris qu’agir seul était presque impossible, il faut que les gens interviennent à plusieurs pour faire cesser de tels actes ».

Actu17.