Menaces de mort contre un ministre : 140 heures de travail d’intérêt général requis contre Rayanne B.


Rayanne B. s'était filmé en train de voler du matériel aux pompiers. (capture écran/Snapchat)

Il avait déjà été placé en garde à vue pour avoir volé du matériel des sapeurs-pompiers et menacé de mort les forces de l’ordre, avant d’écoper d’un stage de citoyenneté. Rayanne B. fait cette fois l’objet de deux autres procédures. Il sera jugé le 19 octobre prochain au tribunal correctionnel d’Évry (Essonne).

Rayanne B. a fait parler de lui à plusieurs reprises cette semaine, à chaque fois pour des délits. Interpellé le week-end dernier après une vidéo dans laquelle on le voyait insulter des sapeurs-pompiers et voler leur matériel, mais également menacer de mort les policiers, tout en faisant l’apologie du terrorisme, le jeune homme de 20 ans a été de nouveau placé en garde à vue mercredi après-midi, au commissariat de Juvisy-sur-Orge, où il était convoqué, comme nous l’avons révélé.

Cette fois, Rayanne B. a été interrogé au sujet de deux procédures distinctes. La première concerne une vidéo dans laquelle il menace de mort le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. « Là on arrive, vous allez voir ! Nique ta mère à Blanquer et à l’Éducation Nationale, bande de fils de putes ! J’ai raté le BAC ! », lâche-t-il, alors qu’un autre individu à côté de lui exhibe une arme de poing. Le ministre a déposé une plainte.

Il s’en prend à un mineur handicapé dans une vidéo

Le mis en cause de 20 ans, qui était encore inconnu des services de police la semaine dernière, est également poursuivi pour avoir filmé un élève handicapé dans un collège du Val-de-Marne, où il se trouvait en tant que bénévole pour une association. Une séquence où le mineur de 13 ans se trouve seul avec Rayanne B., qui le force à répéter des mots en arabe, des insultes, et à se gratter les fesses notamment.

Au terme de sa garde à vue, Rayanne B. a été déféré au tribunal d’Évry-Courcouronnes ce vendredi et a reçu une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), également appelé « plaider-coupable ». Le parquet a requis 140 heures de travail d’intérêt général (TIG) à l’encontre du prévenu, qui sera jugé le 19 octobre prochain. Une peine qui se transformera en trois mois de prison ferme si l’intéressé ne respecte pas cette sanction. Le jeune homme a été remis en liberté et l’a fait savoir sur Snapchat.