Meurthe-et-Moselle : Une femme acquittée du meurtre de son mari violent, la légitime défense retenue


Illustration. (Shutterstock)

L’accusée était victime de violences conjugales récurrentes. Une situation telle qu’elle était parfois surnommée « le dalmatien » par ses amies car elle était couverte d’hématomes.

Une femme de 32 ans qui a tué son compagnon violent d’un coup de couteau en 2016 a été acquittée par la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, au terme d’un procès débuté mercredi. La légitime défense était au cœur des débats.

Des marques sur le cou et des hématomes sur tout le corps

Les faits ont eu lieu le 28 novembre 2016, peu avant 5 heures du matin, dans l’appartement du couple situé à Longuyon. La femme avait grièvement blessé d’un coup de couteau de cuisine Johnny Adam, son compagnon âgé de 27 ans, dans la région du cœur. Il était décédé le lendemain, dans un hôpital luxembourgeois, relate L’Est Républicain.

Peu avant le coup de couteau fatal, la trentenaire avait été une nouvelle fois violentée après avoir refusé un rapport sexuel, attrapée par les cheveux. « À un moment, il était à genoux sur moi et a tenté de m’étrangler », a-t-elle décrit à la barre durant son procès. Des traces au niveau du cou et des hématomes sur tout le corps, effectivement relevés par un médecin.

Un surnom évocateur

Ce dernier a, lui aussi, apporté son témoignage lors du procès : « Quand je l’ai vue, elle m’a dit que ses amies l’appelaient le dalmatien car elle avait tout le temps des bleus partout », a-t-il déclaré.


D’après l’enquête, la femme avait ensuite pu se dégager et s’était réfugiée dans la chambre avec un couteau de cuisine. Elle se serait alors retrouvée prise au piège, sans échappatoire. C’est à cet endroit qu’elle a porté le coup de couteau mortel dans le thorax de son compagnon.

Incarcérée depuis les faits

L’accusée était en détention provisoire depuis les faits. Durant les trois jours du procès, celle-ci, ainsi que d’autres ex-petites amies de la victime, ont toutes décrit un homme particulièrement violent, rapporte Ouest-France.

Les jurés ont conclu qu’elle avait agi en état de légitime défense. C’est ainsi qu’elle a été acquittée du meurtre de son compagnon et a pu recouvrer la liberté.