Montpellier : L’adjoint de sécurité proposait de l’argent à des collégiennes en échange de rapports sexuels


Illustration. (Shutterstock)

Six adolescentes ont raconté avoir été importunées par le même homme au volant d’une voiture ce lundi matin. Un adjoint de sécurité (ADS) qui travaille au commissariat de Montpellier (Hérault) a été placé en garde à vue avant d’être déféré.

Son identification a été rapide. Trois adolescentes ont rapporté ce lundi matin au personnel du collège Camille-Claudel de Montpellier où elles sont scolarisées, qu’elles avaient été importunées par le conducteur d’une voiture qui avait un comportement suspect et qui leur avait tenu des propos déplacés. L’homme leur a proposé de l’argent en échange de rapports sexuels selon leur récit.

Trois autres jeunes filles âgées de 12 à 13 ans, scolarisées au collège de l’Assomption situé à proximité, ont rapporté des faits similaires.

La police a été alertée et les fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) n’ont eu aucune difficulté à retrouver le mis en cause. La plaque d’immatriculation de son véhicule avait été relevée et il avait été pris en photo par ses victimes.

Interpellé à son domicile, il était en état d’ivresse

Le suspect, un adjoint de sécurité travaillant à l’accueil du commissariat central de la ville, a été interpellé à son domicile vers 12h30 le jour même indique Midi Libre. Ce dernier avait 1 gramme d’alcool par litre de sang.


L’homme âgé de 30 ans a été placé en garde à vue différée puis en cellule de dégrisement, le temps que son alcoolémie revienne à zéro. Lors de ses auditions, le trentenaire a d’abord indiqué qu’il ne se souvenait de rien avant de passer aux aveux.

Placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction d’exercer sa profession

Déféré au parquet ce mercredi, il a été présenté au tribunal dans l’après-midi pour être jugé en comparution immédiate pour corruption de mineurs. Son procès a finalement été renvoyé suite à la grève des avocats.

En l’attente, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de s’approcher des établissements scolaires, mais aussi de mineurs, et a reçu une obligation de se soigner. De plus, il a été interdit d’exercer sa profession.

Le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d’un mineur est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende par le code pénal.