Montpellier : Un policier hors service passé à tabac devant sa famille.

par Y.C.
Illustration Sûreté Ferroviaire (SNCF).

Alors qu’il se faisait agresser, le fonctionnaire a décliné sa qualité et a brandi son arme de service.

Mercredi vers 11h30, un policier de 29 ans en vacances avec sa femme et leur bébé de 19 mois a été agressé en gare de Montpellier Sud-de-France à La Mogère.

Deux voleurs de bagages

Le fonctionnaire de police affecté dans un commissariat parisien a repéré les agissements suspects de deux jeunes hommes autour de leurs bagages. Lorsqu’il leur a demandé de s’éloigner, les deux suspects l’ont insulté en langue arabe, révèle le journal local E-Métropolitain.

Frappé avec une pince-monseigneur

L’un des agresseurs a alors sorti une pince-monseigneur de son sac de sport et a frappé le policier. Ce dernier a décliné sa fonction, mais cela n’a fait qu’énerver un peu plus les deux hommes.

Il sort son arme de service

Le policier s’est fait de nouveau frapper par les agresseurs et a finalement sorti son pistolet de service, qu’il a pointé vers le sol. Lorsqu’il a récupéré son brassard de police pour éviter d’être confondu avec un forcené armé, le fonctionnaire a fait tomber sa paire de menottes au sol. L’un des assaillants l’a récupérée et la lui a lancée dans la tête.

Un témoin de la scène a alerté Police-Secours. La femme du policier, le voyant en danger a tenté de s’ interposer.

La SUGE intervient

Alertée par le commissariat, une patrouille d’agents de la Sûreté Ferroviaire (anciennement SUGE) de la SNCF est intervenue, mettant en fuite les malfaiteurs. Après une rapide course-poursuite, les agents sont parvenus à les interpeller. Ils ont été remis à la Police Nationale avant d’être placés en garde à vue.

De faux « mineurs étrangers isolés »

L’enquête, confiée à la Sûreté Départementale de l’Hérault, a permis de déterminer que les deux suspects n’étaient pas des mineurs de 16 et 17 ans comme ils l’avaient déclaré. Les tests osseux effectués sur eux indiquent qu’ils sont de jeunes majeurs. Originaires du Maroc, ils ont expliqué être hébergés à Marseille et vouloir se rendre à Nîmes.

Ce vendredi, les deux hommes ont été déférés au Parquet de Montpellier à l’issue de leur garde à vue. Ils sont poursuivis pour « violences volontaires avec arme par destination sur personne dépositaire de l’autorité publique ». La gravité des blessures de l’agent ne sont pas connues quant à présent.