🇫🇷 Mouvement de colère des surveillants : De lourdes sanctions disciplinaires demandées par l’Administration.

par Y.C.

C’est une annonce qui risque de mettre de l’huile sur le feu : l’Administration Pénitentiaire réclame de lourdes sanctions contre les grévistes aux directeurs d’établissements.

Les directeurs des établissements de détention ont reçu une note de la part de l’Administration Pénitentiaire centrale leur demandant d’appliquer des sanctions strictes aux surveillants grévistes.

Un mouvement social qui se durcit de jour en jour

Cette note tombe à un moment où les surveillants en colère durcissent le mouvement social pour réclamer de meilleures conditions de travail. Un mouvement qui sévit depuis deux semaines.

Une note qui risque de faire du bruit

Alors que ce mercredi, 119 prisons sont totalement bloquées par des surveillants et 45 fonctionnent en mode dégradé, la note reçue par les directeurs d’établissements pénitentiaires pourrait être perçue négativement par les grévistes.

Les surveillants pénitentiaires n’ont pas le droit de grève

La fameuse note débute par un état des relations et échanges actuels entre syndicats et Administration, et se poursuit par un jugement sans détour du mouvement social en cours : l’Administration lui reproche d’ « altérer la continuité du service public pénitentiaire » et de porter des réclamations « hétérogènes et pour certaines hors de portée ».

Des demandes de sanctions disciplinaires

La note rappelle la « règle d’uniforme » et demande l’application de la retenue du trentième, décomptée à partir du samedi 20 janvier. Et de poursuivre : « pour la journée du 24 janvier, 5 jours d’exclusion temporaire des fonctions avec sursis intégral pour toute cessation concertée du service, ou tout acte collectif d’indiscipline caractérisée quelle que soit leur forme ». 15 jours d’exclusion temporaire des fonctions avec sursis intégral sont prévus pour « les agents qui entraveraient l’accès aux établissements, inciteraient leurs collègues à adopter un comportement contraire au statut spécial, proféreraient des menaces ou insultes ». Et de détailler ensuite l’échelle des sanctions : « 15 jours d’exclusion temporaire des fonctions dont 10 avec sursis pour les agents qui entraveraient l’accès aux établissements des personnels de direction, officiers et gradés, ou qui s’opposeraient aux relèves des forces de l’ordre réquisitionnées pour appuyer le fonctionnement des établissements ». En guise de point d’orgue : pour les « violences entre personnels ou contre les forces de l’ordre », « les sanctions sont laissées à votre appréciation, dans les maximums légaux, après avoir recueilli l’avis du directeur interrégional » précise la note aux directeurs d’établissements, rapporte BFMTV. Une nouvelle note est attendue pour le 25 janvier.

Actu17.