Nancy : Hors service, un militaire refuse le contrôle de police et s’oppose violemment à son interpellation


Illustration. (Steve Lovegrove / Shutterstock.com)

Un militaire de l’opération Sentinelle faisait son jogging ce jeudi matin à Nancy (Meurthe-et-Moselle) lorsqu’il a croisé la route d’un équipage de policiers en intervention.

La police a été appelée pour une rixe ce jeudi matin vers m9h30 dans la rue des Dominicains, à Nancy. Un homme a été arrêté et un autre a été pris en charge par les secours. Alors que les trois policiers attendaient de connaître dans quel hôpital la victime allait être conduite, ces derniers ont eu leur attention attirée par un homme qui faisait son footing raconte L’Est-Républicain.

L’homme s’est adressé à l’un des trois fonctionnaires, une brigadière de police qui avait son téléphone portable à la main : « Pas de téléphone en service », a-t-il dit sur un ton décrit comme agressif. Le joggeur a poursuivi son chemin.

« Qu’est-ce que vous me voulez ? Je travaille avec vous, je suis responsable Sentinelle »

L’équipage de policiers a rattrapé cet individu. Un peu plus loin, ce dernier a d’ailleurs traversé au feu rouge pour les piétons. Les fonctionnaires ont alors décidé de procéder au contrôle d’identité de cet homme. Mais la situation ne s’est pas déroulée comme ils l’imaginaient.

Le joggeur qui est un militaire de l’opération Sentinelle se serait montré très agressif envers la brigadière sur laquelle il a foncé en bombant le torse, indique une source policière citée par le quotidien régional. « Qu’est-ce que vous me voulez ? Je travaille avec vous, je suis responsable Sentinelle », a-t-il affirmé.


Il refuse de se soumettre au contrôle d’identité

Les policiers lui ont expliqué qu’il faisait l’objet d’un contrôle d’identité et lui ont demandé de leur présenter une pièce d’identité. L’homme a refusé. N’ayant aucun moyen de justifier son identité, les trois policiers ont décidé de le conduire au commissariat afin de procéder à des vérifications, comme le prévoit l’article 78-3 du code de procédure pénale.

Le but étant également de verbaliser le contrevenant qui a traversé au feu rouge et dont la remarque désobligeante n’a visiblement pas plu aux fonctionnaires.

L’homme se montre violent, les policiers le menottent

Mais le joggeur a refusé de suivre les policiers et la situation a rapidement dégénéré. Menaçant d’appeler un gradé de la police, il a repoussé les fonctionnaires et a été empêché de faire usage de son téléphone portable. Il aurait alors porté un coup avec son avant-bras à l’un des agents.

Face à la situation, les policiers ont décidé de procéder au menottage de cet individu. Alors qu’il se rebellait violemment, les fonctionnaires l’ont amené au sol en effectuant un étranglement avant de parvenir à le menotter. Un passant aurait même proposé d’aider les agents.

Placé en garde à vue

Le militaire qui aurait également menacé les policiers de représailles hiérarchiques, a été placé en garde à vue. Une scène qui a été entièrement filmée par les vidéosurveillances, chose qui facilitera grandement le travail des enquêteurs et de la justice.