Nancy : Il meurt après 3 appels au SAMU, une enquête judiciaire ouverte


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Au quatrième appel, les pompiers qui avaient directement transmis les trois premiers au SAMU, sont finalement intervenus eux-mêmes.

Ce mercredi, le parquet de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a ouvert une enquête pour « recherches des causes de la mort » d’un homme de 54 ans, décédé le 6 novembre dernier.

Les pompiers prennent l’intervention en charge

D’après une amie de la victime, en un quart d’heure, le SAMU a raccroché à trois reprises alors qu’ils demandaient de l’aide. Au quatrième appel, les pompiers qui transmettaient jusqu’ici la communication au SAMU, sont intervenus eux-même chez le malade à Dombasle-sur-Meurthe, rapporte L’Est Républicain.

Alors que son état de santé ne cessait de se dégrader, le quinquagénaire qui se plaignait de douleurs à la poitrine a fait un arrêt cardiaque. Les pompiers n’ont pas pu le réanimer, de même que le SAMU arrivé en renfort. Le malade est décédé.

Enquêtes judiciaire et administrative

Une autopsie a été pratiquée sur le défunt dans le cadre de l’enquête judiciaire diligentée par le parquet de Nancy. Elle a conclu à une mort causée par la rupture de l’aorte. Les enquêteurs ont saisi les enregistrements de la régulation du SAMU, a indiqué le procureur de la République.


En parallèle, une enquête interne est menée par l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est.

« On m’explique qu’il s’agit d’une grippe »

Interrogée sur ses échanges avec le régulateur, l’amie de la victime a témoigné auprès du quotidien régional de la teneur du premier appel : « On me demande alors si je suis médecin avant de m’entendre dire : ‘Vous n’allez pas faire le diagnostic à ma place’. On m’explique qu’il s’agit d’une grippe et qu’il faut l’emmener chez son médecin traitant. Et puis ça raccroche ». Les investigations se poursuivent pour déterminer les responsabilités dans ce drame.

Une affaire qui n’est pas sans rappeler celle de la mort de Naomi Musenga, 22 ans, qui avait été moquée au téléphone par une opératrice du SAMU de Strasbourg. Le drame avait suscité un vif émoi dans l’opinion publique, et une réforme de la formation des assistants de régulation médicale du Samu avait été mise en oeuvre.