🇫🇷 Nanterre : Un surveillant pénitentiaire mis en examen pour avoir participé à un trafic de smartphones.

par Y.C.
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En juin dernier, un gardien de prison âgé de 29 ans a été interpellé pour avoir participé à un trafic de smartphones au sein de l’établissement pénitentiaire.

Avant de commencer son service, le gardien aurait reçu un sac contenant dix iPhones et leurs chargeurs de la part d’un inconnu. L’agent a fait entrer le sac dans la Maison d’Arrêt de Nanterre, avant de le déposer dans une poubelle intérieure.

Le trafic enregistré par la vidéosurveillance

Les faits ayant été filmés, le fonctionnaire n’a eu d’autre choix que l’aveu. L’agent a été arrêté, placé en garde à vue et mis en examen pour « corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique » et « tentative de remise illicite d’objets à un détenu ».

Le surveillant aurait en fait été denoncé

C’est un renseignement qui aurait mené à l’arrestation du gardien corrompu. Sur l’enregistrement des caméras de vidéosurveillance de la nuit du 31 mai au 1er juin, on aperçoit l’agent qui dépose le sac contenant des smartphones dans une poubelle. On peut également y observer un détenu, responsable du ménage dans cette zone de la Maison d’Arrêt, récupérer la poubelle.

Le fonctionnaire affirme ne pas connaître le fournisseur de téléphones

En garde à vue, le surveillant a reconnu avoir pris le sac, mais a affirmé ne pas connaître l’individu qui le lui a remis. Le deal consistait juste à déposer le paquet dans la poubelle, contre 1000 €, selon ses explications. « Mon client a reconnu les faits, cette entrée unique de téléphones. Il ne s’agit pas d’un trafic » précise Me Nadia Semiao, avocate du surveillant, qui poursuit : « Il regrette et assume. »

Quant au détenu responsable du ménage, celui-ci a également aussi été interrogé en garde à vue. Il conteste absolument son implication dans tout trafic.

Depuis, une information judiciaire a été ouverte. Le gardien a été suspendu, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Se refusant à commenter le fond de l’affaire, la directrice de la Maison d’Arrêt exhorte à « ne pas réduire les individus à leurs erreurs », rapporte Le Parisien.

Actu17.