🇫🇷 #Nice Paris Match s’apprête à diffuser des photos et images de l’attentat « insoutenables et abjectes ».

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10h40. Le parquet demande le retrait en urgence de l’édition de Paris Match.

23h00. L’hebdomadaire publie cette semaine des captures d’écran de la vidéo surveillance de Nice le jour de l’attentat du 14 juillet 2016. Le procureur de Paris veut bloquer la vente du numéro explique Europe 1.

Le procureur de Paris, François Molins, a lancé ce mercredi soir une procédure de « référé d’heure à heure » pour tenter de faire interdire la diffusion et la vente de Paris Match (propriété du groupe Lagardère, comme Europe 1), selon les informations de cette même source.

Dans son dernier numéro qui devrait être en kiosque jeudi 13 juillet, l’hebdomadaire publie notamment, un an après, des images de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, sur une double page.

Ces photos sont des captures d’écran issues de la vidéo surveillance de la ville de Nice et versées dans l’enquête judiciaire.

Dès ce mercredi, les associations de victimes FENVAC et l’Association Promenade des Anges avaient publié un communiqué via leur avocat Me Eric Morain, dénonçant une publication qui « porte atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches ».

Des images « insoutenables et abjectes »

Les associations dénoncent des « captures d’écran, publiées sans précaution aucune, portant atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches », « uniquement pour faire du sensationnel » et « créer une atmosphère morbide et voyeuriste ».

Christian Estrosi, le maire de Nice, a critiqué la publication d’images « insoutenables et abjectes ».

A la suite de l’attentat de Nice, plusieurs médias avaient déjà été pointés du doigt pour avoir notamment diffusé des images de victimes sur la Promenade des Anglais. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait appelé l’ensemble des médias audiovisuels à « la prudence et à la retenue, protectrices de la dignité humaine et de la douleur des personnes ».

Me Eric Morain rappelle que la loi Guigou de 2000 encadre l’atteinte à la dignité d’une victime d’une infraction pénale mais seulement lorsqu’elles sont vivantes. Sur les images diffusées par Paris Match, des victimes vivantes blessées sont visibles mais, selon lui, pas forcément identifiables.

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