Nice : Une agente municipale condamnée pour avoir travaillé au noir pour une princesse saoudienne


Illustration. (paralacre/wikimedia)

Une agente de surveillance de la voie publique (ASVP) a écopé d’une amende de 5 000 euros dont 2 000 avec sursis pour avoir travaillé illégalement pour une princesse saoudienne.


Elle est également sous le coup d’une procédure disciplinaire. Cette agente de surveillance de la voie publique (ASVP) de Nice (Alpes-Maritimes), a comparu ce mardi au tribunal correctionnel pour travail dissimulé.

La jeune femme de 32 ans a écopé d’une amende de 5 000 euros, dont 2 000 euros avec sursis pour avoir travaillé illégalement pour une princesse arabe en lien avec la famille royale d’Arabie saoudite et ce, à plusieurs reprises indique Nice-Matin.

2 000 euros découverts

Durant l’audience, la prévenue a expliqué qu’elle avait accompagné la Saoudienne dans ses démarches quand elle était en dehors de sa villa. Une perquisition au domicile de la mise en cause avait permis de découvrir 2 000 euros en espèces. Des noms saoudiens avaient également été saisis par les enquêteurs.

D’autre part, la brigade de recherches de Nice en charge des investigations, a eu confirmation des soupçons qu’elle portait sur l’agente, en utilisant le bornage du téléphone portable de la jeune femme. Cette dernière a travaillé pour la princesse lors de ses congés annuels mais également lors d’un arrêt maladie, explique le journal régional.

Pour sa défense, l’agente a affirmé que la pratique était courante dans la police municipale niçoise et que son chef était informé de son activité. Une information que ce dernier a démentie.

« On a voulu donner un aspect pénal à un dossier qui aurait dû rester disciplinaire »

« Elle a fauté, mais est-ce que cela méritait de passer devant le tribunal correctionnel ? Je m’interroge. On a voulu donner un aspect pénal à un dossier qui aurait dû rester disciplinaire », a expliqué Me Sonia Lazaar, l’avocate de la prévenue.

La jeune femme fait également l’objet d’une procédure disciplinaire, d’autant que ce cumul d’emploi est interdit par sa fonction d’agente de la fonction publique.

« La nature des poursuites est surprenante »

Le syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) a réagi à cette condamnation. « En matière de travail illégal, la règle habituelle est que c’est l’employeur qui est inquiété et poursuivi comme en atteste le site du Gouvernement à ce sujet », a rappelé l’organisation syndicale. « La nature des poursuites est surprenante », a-t-elle ajouté.