Nièvre. Gyrophare, brassard, uniformes : un faux gendarme placé en garde à vue par les vrais


Les gendarmes de Château-Chinon dans la Nièvre ont interpellé un homme qui vouait un culte pour la gendarmerie et qui n’hésitait pas à se déguiser en gendarme. (photo Gendarmerie de la Nièvre)

L’homme qui voue un culte à la Gendarmerie nationale s’était constitué une large panoplie de gendarme. Il n’hésitait pas à en faire usage.


Placé en garde à vue lundi par les gendarmes de Château-Chinon (Nièvre), le quinquagénaire s’est dit « ravi de son séjour » dans une geôle de la brigade, a indiqué le procureur de la République. Le mis en cause « revêtait régulièrement son uniforme et n’hésitait pas à se présenter comme membre des forces de l’ordre depuis plusieurs mois » relatent ce vendredi les militaires sur leur compte Facebook officiel.

Gyrophare, uniformes, brassard…

Lors de la perquisition menée chez lui, les enquêteurs ont découvert une large panoplie de gendarme : tenues de service courant, d’intervention, de cérémonie, insignes officier, décorations militaires… mais aussi un gyrophare, un brassard et des bâtons de défense du type « tonfa ».

Le mis en cause avait acquis tout ce matériel sur internet. La détention de ces effets n’est pas interdite par la loi, précise le vice-procureur de la République de Nevers. Mais l’homme n’hésitait pas à s’en servir et à annoncer à qui voulait l’entendre qu’il était gendarme. D’ailleurs, il usait « de cette fausse qualité par écrit auprès de potentiels employeurs » précise le magistrat.

Contrôlé par la police

Le quinquagénaire s’est aussi fait contrôler par la police près de Paris récemment, alors qu’il circulait avec son gyrophare. Il s’était présenté aux fonctionnaires de police comme étant «  gendarme de profession ». Les policiers l’avaient laissé repartir mais après vérifications, ils s’étaient rendu compte que l’homme n’était pas militaire.


Le parquet de Nevers a indiqué que le mis en cause vouait « un culte à la gendarmerie » depuis son service militaire, rapporte Le Parisien. Il avait toutefois échoué à intégrer ses rangs. Le quinquagénaire devra notamment répondre d’usurpation de qualité devant la justice.