🇫🇷 Nord : Les pompiers condamnés pour un retard de 3h30 à la prise en charge d’une victime d’AVC.

par Y.C.
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L’hôpital de Roubaix et le SDIS du Nord ont été conjointement condamnés à verser 315.287,43 euros à la victime.

L’Agence France Presse a pu consulter la décision du tribunal administratif qui fait état de « 3 heures 30 de retard » dans la prise en charge d’un requérant qui « ont eu pour effet de le priver de 30% de chances de subir une évolution neurologique moins défavorable et de conserver des séquelles moins lourdes de l’accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime ». L’homme est aujourd’hui tétraplégique.

Une affaire qui remonte au mois d’août 2012

Le 17 août 2012 vers 20 heures, un Lillois âgé de 37 ans, victime d’un AVC, avait fait appel au numéro d’urgence des pompiers en composant le 18. À l’autre bout du fil, un pompier de permanence au SDIS 59 lui avait déconseillé de se rendre aux urgences et de rentrer chez lui, au vu des symptômes rapportés. Vers 22 heures, une passante découvrait l’homme au sol paralysé et faisait appel aux secours à son tour. La victime de l’AVC avait été transportée au CHR de Roubaix et avait finalement été prise en charge vers 23h30.

« Locked-in syndrome »

L’homme souffrait d’un syndrome nommé « Locked-in », paralysé physiquement en totalité mais avec une conscience et une activité cérébrale intactes. Le SDIS du Nord et le CHR de Roubaix ont été condamnés à verser 315.287,43 euros à la victime. Pour sa défense, le SDIS avait affirmé que le pompier avait agi « manière adaptée au vu du nombre important d’appels ce jour-là, de ses compétences médicales très limitées et des symptômes décrits par l’intéressé pouvant évoquer d’autres pathologies qu’un accident vasculaire cérébral ».

Une évolution des procédures

Ce jeudi, le SDIS a publié un communiqué affirmant que depuis le 1er avril 2018 « un nouvel outil est mis en place : les fiches d’aide à la décision. Ces dernières améliorent le traitement des appels par une structuration sur la collecte d’informations et permettent ainsi de calibrer et optimiser la réponse opérationnelle », rapporte France Info

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