🇫🇷 #NouvelleCalédonie Un enseignant blessé d’un coup de couteau par un élève.

Illustration. (DR)

Un professeur demande à son élève de se mettre au travail, ce qu’il refuse. Il le menace alors d’écrire un mot sur son cahier de correspondance. L’élève en classe de CAP quitte le cours pour en revenir avec un couteau. Il porte un coup à la jambe de l’enseignant selon Les Nouvelles calédoniennes.

Sous leurs yeux, ils ont vu leur camarade commettre un geste insensé. Le décor de cet acte de violence est pour le moins inhabituel : une salle de classe. D’après nos informations, un enseignant de mathématiques du lycée Petro-Attiti, dans le quartier de Rivière-Salée, à Nouméa, a été poignardé vendredi par l’un de ses élèves en plein cours.

Peu d’éléments ont pour le moment été communiqués mais il pourrait s’agir d’un « coup de folie » d’un « jeune garçon sans problème » âgé de 16 ans, comme l’évoque Michel Lehouillier, le proviseur de l’établissement. « Un acte isolé », tempère-t-il.

Le corps enseignant sous le choc

Dans la matinée de vendredi, le professeur donne un cours de mathématiques à une classe de première année de CAP lorsqu’un des élèves refuse de travailler. Les remontrances de l’enseignant n’y font rien, le jeune garçon ne veut pas se mettre au travail.

Le ton monte entre les deux parties et l’enseignant le menace d’écrire un mot sur le cahier de correspondance à l’intention de ses parents. Menace qu’il met à exécution.

« L’élève est parti de la salle de classe puis il est revenu en brandissant un couteau », raconte Michel Lehouillier. Le coup atteint la jambe de la victime. Touché, le professeur « repousse l’élève » qui prend la fuite dans la foulée de son geste, quittant l’établissement.

Le jeune homme s’est rendu au commissariat de police quelques heures plus tard où il a été entendu en garde à vue.

« Quant au professeur, il souffre d’une blessure superficielle, ses jours ne sont pas en danger », a indiqué le proviseur du lycée Petro-Attiti. Au sein du corps enseignant de l’établissement, cette agression a provoqué l’émoi.

« Le climat de la vie scolaire est très bon. Nous sommes un établissement serein dans une zone sensible et nous avons peu de faits de violence à l’intérieur du lycée. En huit ans, je n’avais jamais vu ça », relativise Michel Lehouillier.

Une enquête administrative du vice-rectorat et policière est en cours pour comprendre « les raisons d’un tel geste ».

« On est en état de choc », poursuit le responsable de l’établissement. D’ores et déjà, une cellule de crise psychologique a été mise en place pour les élèves qui ont assisté à la scène.

Le jeune homme de 16 ans a, depuis les faits, l’interdiction de se présenter au lycée en attendant un conseil de discipline. Il risque également un passage devant le tribunal pour enfants

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