Oise : Il tue par balles l’ex-compagnon de sa fille et explique qu’elle était harcelée


Illustration. (Shutterstock)

Un homme de 35 ans a été abattu de deux balles dans la tête ce lundi dans un village de l’Oise, à Balagny-sur-Thérain. L’auteur présumé des faits s’est rendu de lui-même au gendarme, il s’agit de l’ex-beau-père de la victime. Ce dernier explique que sa fille était la cible de harcèlement.


Sa famille invoque la « légitime défense ». Une altercation a éclaté entre l’ex-beau-père et la victime ce lundi soir à Balagny-sur-Thérain. Cette dernière venait d’arriver à proximité du domicile de ses ex-beaux-parents. La situation a dégénéré et l’ex-beau-père a reconnu avoir fait feu à deux reprises au niveau de la tête de la victime, qui est décédée.

Le mis en cause, qui est inconnu des services de la justice, s’est présenté de lui-même aux gendarmes et a indiqué être l’auteur des coups de feu mortels. Placé en garde à vue, il a expliqué que la victime, qui est l’ex-compagnon de sa fille, « depuis la séparation du couple, aux alentours de Noël, (…) harcelait sa fille ». Il a par ailleurs fait part de « regrets » a expliqué le procureur de Senlis Jean-Baptiste Bladier.

Deux plaintes avaient été déposées

Face aux enquêteurs, le suspect de 59 ans a déclaré que « sa fille avait déjà été victime de violences de la part du défunt, mais n’avait pas porté plainte », et qu’elle avait d’ailleurs « reçu une claque » au cours de l’altercation mortelle lundi. La fille du mis en cause avait déposé une plainte pour harcèlement téléphonique et son ex-compagnon était convoqué devant la justice en juin prochain dans le cadre de cette affaire.

Une seconde plainte pour la destruction du portail du domicile des parents avait donné lieu à l’ouverture une enquête.

La scène a été filmée

Les faits de lundi soir ont été filmés par une caméra de vidéosurveillance a précisé le procureur de la République. « Il n’est pas exclu que le défunt était plutôt en train de quitter les lieux au moment où il a été victime des tirs, plutôt qu’en phase de progression hostile » a indiqué le magistrat, précisant que le mis en cause « est rentré chercher son arme » avant de faire feu.

Ce dernier a expliqué au cours de sa garde à vue qu’il « avait tiré une première fois, que la victime s’était moquée de lui, avant qu’il ne tire une deuxième fois ».

Des actes de violences

La famille du suspect, interrogée par le journal Le Parisien, invoque la « légitime défense ». Depuis la séparation du couple en janvier dernier, l’ex-compagnon « était violent et allait la menacer sur son lieu de travail. Il y a un mois, il a défoncé notre portail. Dans la nuit de dimanche à lundi, il est venu lancer des bouteilles en verre dans notre cour » a déclaré l’épouse du mis en cause.

Le couple séparé avait eu un enfant quelques mois auparavant. Selon la famille du suspect, la victime était toujours « alcoolisée » lorsqu’elle souhaitait récupérer l’enfant et essuyait un refus. Une version réfutée par l’un des amis du trentenaire tué : « un gars toujours prêt à aider, loin d’être une brute épaisse et qui se battait depuis des mois pour voir son enfant, ce qu’on lui refusait fermement ».

La victime venait de sortir de prison

Le parquet de Senlis contacté par le journal francilien, a indiqué que la victime sortait récemment de prison et avait « de nombreuses condamnations à son casier, notamment pour des atteintes aux personnes ».

L’enquête ouverte du chef « d’homicide volontaire » a été confiée à la brigade de recherches de Chantilly et une information judiciaire doit être ouverte ce mercredi.