Oise : Le gendarme s’était retrouvé sur le capot de son commandant de brigade ivre


Illustration. (Shutterstock)

L’adjudant-chef de Gendarmerie avait frappé sa femme, avant de tenter de prendre la fuite…

Mardi, l’ancien commandant de la brigade de Ressons-sur-Matz dans l’Oise a écopé de 6 mois de prison avec sursis pour « violences aggravées » et « conduite en état d’ivresse ».

Ivre, il frappe sa femme

La rocambolesque histoire s’est déroulée le 26 janvier dernier, dans un appartement situé au sein même de la caserne de Gendarmerie. Une dispute entre l’adjudant-chef et sa compagne avait dégénéré. Ivre, l’homme avait perdu ses nerfs et donné plusieurs gifles à sa compagne, avant de la jeter plusieurs fois au sol.

Un gendarme finit sur son capot

Alertés, deux gendarmes subordonnés à l’adjudant-chef étaient intervenus en urgence à son domicile. Ce dernier n’avait alors qu’une seule idée en tête : fuir.

Les deux jeunes gendarmes avaient tenté de dissuader leur commandant de brigade de prendre sa voiture, en vain. L’un des deux intervenants était même allé jusqu’à se positionner devant la voiture, mains sur le capot. Contre toute attente, le gradé avait accéléré et traîné son subordonné sur 25 mètres.


Il tente de se saisir de l’arme de son camarade

Il avait finalement été interpellé un kilomètre plus loin, après s’être enfuit à pied. Le commandant de brigade avait même tenté de s’emparer du pistolet du gendarme interpellateur, avant d’être maîtrisé et placé en garde à vue.

Un « comportement un peu buté »

À la barre du tribunal correctionnel de Compiègne, l’adjudant-chef a concédé avoir eu un « comportement un peu buté ». Suspendu de ses fonctions après 31 ans de service, il devrait être réintégré et muté dans un autre département, selon Le Parisien.