🇫🇷 Orne : «Bonsoir, je crois que mon papa est mort…». À 5 ans, il sauve la vie de son père.

   par C. Laudercq et R. Lefras.
Illustration.

Le garçonnet a téléphoné aux gendarmes, mettant en route la chaîne des secours.

Dimanche vers 22h45, un petit garçon de 5 ans a vu son père « inconscient » et « en train de faire de la mousse par la bouche ». Quentin a eu le réflexe de composer le 17 au téléphone.

40 minutes au téléphone

Le jeune garçon a guidé les secours. À l’autre bout du fil, un gendarme du centre opérationnel et de renseignements de la Gendarmerie (CORG) de l’Orne. L’enfant est parvenu à donner au militaire son prénom et le prénom de son père mais a difficilement bredouillé son nom de famille et ne connaissait pas son adresse. Le gendarme au téléphone a tout fait pour calmer le garçonnet.

Sirène hurlante pour localiser l’appel

Le CORG a aussitôt envoyé une patrouille de la Gendarmerie, sirène hurlante et gyrophares allumés pour tenter d’alerter l’enfant à son passage, voire entendre la sirène au téléphone. Les pompiers ont également été mis en alerte.

L’opérateur glane un maximum d’informations

Simultanément, l’opérateur au téléphone a continué a discuter calmement avec le jeune requérant, comme par exemple : la couleur des volets de la maison, le lieu où est garée la voiture paternelle…

Soudain, la communication coupe

La liaison téléphonique entre le CORG et Quentin a soudainement coupé. En fait, la batterie du téléphone sans fil du garçonnet venait de se vider. Le petit Quentin a eu la présence d’esprit de rappeler le 17 à l’aide d’un autre téléphone.

L’enfant suit les instructions du gendarme

L’opérateur a alors demandé au garçonnet : « Dis Quentin, monte à l’étage et va secouer ton père pour voir s’il se réveille ». Mais cela n’a pas suffit à réveiller son père. Le gendarme a alors donné pour consigne à Quentin de sortir sur le pas de la porte.

Orange permet l’identification de l’appelant

Finalement, c’est l’opérateur télécoms qui a permis aux gendarmes de localiser l’appel. Le père de Quentin, âgé de 44 ans, a été réanimé par le SMUR. Il faisait un malaise diabétique. Sans l’intervention de l’enfant, son père serait probablement décédé. Un acte qui a « bluffé » les gendarmes selon le terme du major Leterrier dont le témoignage a été recueilli par Ouest-France.

Actu17.