Paris : 2 Toulousains partis combattre dans les rangs de l’EI écopent de 10 ans de prison en appel


Illustration. (VOA / wikimedia)

Leur sanction pénale a été allégée en appel, passant de 15 ans de réclusion criminelle à 10.

La cour d’assises d’appel spéciale qui s’est réunie à Paris ce jeudi a condamné les deux prévenus à 10 ans de réclusion criminelle. Leur peine est associée à une période de sûreté des deux tiers et à une inscription au fichier des auteurs d’infractions terroristes (Fijait). Issus des quartiers populaires de Toulouse (Haute-Garonne), Mounir Diawara et Rodrigue Quenum étaient partis combattre au côté de l’État islamique en Syrie.

Le duo a séjourné du 28 mai au 12 août 2013 en Syrie. Là, les deux Toulousains avaient rejoint dans un premier temps le groupe djihadiste Front al-Nosra, puis le groupe Etat islamique en Irak et au Levant.

Il brandissait une tête coupée

Sur des photographies versées au dossier, il était possible de voir les deux prévenus vêtus d’une tenue de combat, Kalachnikov à la main. Sur l’un des clichés, Rodrigue Quenum brandissait une tête coupée. Lors du procès en première instance, ce dernier avait déclaré : « Je me suis fait tromper et je me suis trompé. Cette période de ma vie, je la renie du plus profond de mon être », rapporte 20 minutes.

Du prosélytisme à leur retour

En plus des exactions commises en territoire étranger, les enquêteurs soupçonnaient le duo de s’être livré à du prosélytisme à leur retour à Toulouse. Les policiers les avaient placés sous surveillance dans le cadre d’une enquête sur une filière de recrutement de djihadistes.


Ils avaient été interpellé en flagrance lors de la tentative de braquage d’une supérette de l’agglomération toulousaine, le 21 décembre 2013. Quatre ans plus tard, la justice les avait condamnés à 13 et 14 ans de prison.